Insécurité permanente !
Sur le net mais aussi sur les autres supports médiatiques, on ne cesse de parler de ce problème d’insécurité qui est devenu le … pain quotidien de la population malgache. Voici quelques dépêches de la toile recueillies de manière chronologique ces deux derniers jours : « Attaque de l’hôtel Tsarabanjina : Les bandits étaient vêtus de tenue militaire et armés de kalachnikov. Ils ont menacé le gérant et le comptable de l’hôtel de leur donner l’argent. Ils ont subtilisé plus de 50 millions de nos francs et des devises. Puis, ils ont ramassé tous les ordinateurs et les téléphones portables des employés de l’Hôtel Constance Tsarabanjina situé à Nosy Mitsio, à 35km au nord d’Ambilobe. Les clients n’ont pas été touchés. L’attaque a eu lieu la nuit de samedi à dimanche vers 1h30 du matin, deux semaines après que les éléments de la gendarmerie n’assurent plus la sécurité de l’hôtel, en fin de contrat depuis le 8 janvier 2016. » Hum ! Hum ! Puis, « Affrontement meurtrier entre dahalo et force mixte, 14 morts côté dahalo dans la matinée de mardi dans la commune rurale d’Ilakaka ». Et enfin au hasard de la promenade sur le net : « Mahajanga: Le commissaire central de Mahajanga fait état d’une recrudescence de vols des deux roues dans cette ville. Il appelle ainsi à la vigilance des propriétaires de ces moyens de transport ».
Et ce ne sont que des nouvelles parmi des centaines que le desk d’un organe de presse enregistre chaque jour. En somme, les bandits ne sont plus présents dans les grandes villes et en milieu rural mais montrent leur force jusque dans les endroits réputés calmes et loin de toute activité criminelle. La coïncidence avec la rupture de contrat de la sécurisation d’un site touristique par une structure étatique est bizarre mais on sait que des éléments des forces de l’ordre participent à ces … opérations. Les malfaiteurs possèdent donc actuellement des bateaux puisqu’ils ont pu franchir aisément les 35 kilomètres séparant la petite île de Nosy Mitsio et la grande terre et apparemment, personne ne les avait vus prendre l’embarcation, ni à l’aller, et bien sûr, ni au retour. Voilà un nouveau développement très inquiétant et à partir de maintenant, il suffira de très peu de choses pour que les pirates de l’Océan Indien et du golfe d’Aden ne soient plus des shebabs somaliens mais des … membres de forces de l’ordre malgache ! En même temps, ils sont de très bons navigateurs pour la simple raison qu’ils n’ont pas besoin de ces gros bateaux bourrés de technologie mais peuvent se guider dans la nuit noire en regardant le ciel, les étoiles et la lune. Rappelons aussi que cette zone du nord-ouest de Madagascar a subi de forte perturbation météorologique la semaine dernière et même les infrastructures routières n’ont pas résisté aux intempéries. On sait que depuis une vingtaine de jours, la route nationale numéro 6 a été coupée, et ce, à plusieurs niveaux dont à Mampikony, à Port-Bergé, et même entre Ambilobe et Ambanja. En un mot, les malfaiteurs sont de sacrés … commandos capables d’affronter une mer très agitée et par la suite de mener une mission sans bavure. Par la suite, personne n’a entendu parler d’un bateau perdu en mer et par conséquent, beaucoup vont déduire que ces derniers ont été arrivés à bon… port ! Mieux, ils sont prévoyants et assurément, ils ont préparé des emballages plastiques et hermétiques pour mettre à l’abri les ordinateurs portables ainsi que les téléphones. Sinon à quoi pourraient-ils servir ces butins, une fois mouillés par l’eau de mer et l’eau de pluie ?
Pour ce qui est de l’affrontement entre les dahalo d’un côté, les forces de l’ordre et le fokonolona d’un autre, est aussi le lot quotidien des malgaches. En somme, toutes les opérations menées jusqu’ici n’ont pas pu mettre fin à ce phénomène. On se rappelle par exemple de celle appelée « Tandroka » durant la transition, ou encore de l’opération « dahalo niova fo » dirigée par l’ancien premier ministre Kolo Roger et qui a coûté aux contribuables la bagatelle de 22 milliards d’ariary. Dernièrement, il y a l’opération « Fahalemana » qui a couvert plusieurs régions de l’île et dont les résultats obtenus ont laissé beaucoup de gens sur le carreau. Dans le Bongolava par exemple, l’opération a provoqué la colère des Antandroy qui ont menacé de cesser de ravitailler en viande de bœuf la Capitale et ses environs immédiats. Pour rappel, la population de cette ethnie travaillant de la moyen-ouest a été victime d’arrestation arbitraire et pire, d’assassinat de la part des militaires ayant pris part à l’opération. Dans le sud de l’île, plus exactement, c’est tout le district d’Ankazoabo Atsimo qui a été ravagé par une horde de dahalo dernièrement, après que les éléments des forces de l’ordre ont quitté cette zone. Et pas plus tard qu’avant-hier donc, voilà que des malaso ont osé mener la terreur à Ilalaka, une grosse bourgade située sur la route nationale numéro 7.
En un mot, on n’a pas avancé d’un pas et la situation reste la même, avant, pendant et après ces différentes missions de pacification, et ce, dans tout Madagascar. L’insécurité est ainsi devenue permanente ! Et beaucoup estiment que ce ne sont pas seulement les stratégies avancées qui sont inefficaces et inefficientes.
Jean Luc RAHAGA
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