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Mardi 24 Janvier 2017

ombre

Alors … merci

Chaque jour, un journaliste se doit d’informer ses concitoyens sur les évènements, les actualités et les faits marquants qui touchent son pays mais aussi le reste du monde, plus ou moins. Mais en plus de cela, le journaliste tient un rôle plus important encore, il est « la conscience morale de l’opinion publique et de la société civile ». Il expose des faits susceptibles d’aider le public à accéder à la vérité. Il contraint ainsi les autorités politiques à la transparence. N’oublions jamais que la raison d’être du journaliste est la quête de la vérité. Il est en droit de dénoncer mais doit disposer de preuves irréfutables : c’est ainsi, notamment, qu’il aide à construire ou à renforcer la démocratie. Certes, l’existence des lignes éditoriales peut quelques fois contraindre les gens du métier. Mais cela ne devrait le dévier bien loin de l’essence même de son travail. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’a été décidée la devise de Madagascar Matin, écrite en toute lettre à la première page du quotidien : « apprendre et s’informer pour mieux informer ». On nous a toujours appris que le rôle du journalisme était d’abord d’informer et ensuite de distraire. La mission éducative est essentielle, surtout dans les sociétés malades ou celles en pleine reconstruction qui n’offrent pas à tous leurs membres un accès à l’instruction. Ce qui est bien le cas de notre chère patrie.

Le journaliste se doit d’être toujours un correspondant de paix – même en temps de guerre. Cela ne signifie pas dissimuler l’existence des conflits, mais les présenter de manière à faire réfléchir. Ainsi mise en forme, l’information contribue à identifier les racines du conflit pour tenter de les résoudre. Le correspondant de paix ne cherche pas le sensationnel, et ne mange pas au râtelier de la presse à sensation. Ses titres et ses textes vont dans le sens de la démocratie, de la tolérance, du pardon, de la valeur de la vie, de la dignité humaine et d’une certaine maturité dans l’approche des différences et des contradictions. Le rôle des mass-médias est  en effet de véhiculer des idées et des idéaux qui en valent la peine, et qui contribuent à bâtir un avenir meilleur. Si nous étions tous responsables, c’était à nous, tous ensemble, de contribuer à l’effort de paix, de trouver par le dialogue le chemin d’une compréhension mutuelle et du pardon. Nous avons, au cours de cette année, essayé tant bien que mal de soutenir cette initiative, l’essence même de l’existence de notre travail. Nous nous sommes, tant bien que mal, acharnés à promouvoir une certaine forme de partage, en offrant quelques fois l’opportunité aux citoyens et aux organisations de la société civile de s’exprimer. En analysant les problèmes de notre nation est la position la plus impartiale et la plus neutre qu’il nous ait été possible d’adopter. Et par cela, aucun sujet n’a été évité, que ce soit la question des droits de l’homme, des dérives du pouvoir ou des manigances de certains hommes qui se targuaient d’être de bonne volonté mais qui, en réalité, profitaient d’une population en désarroi. Bien évidemment, ce genre de mission est conditionné par une certaine liberté mais surtout l’indépendance. Malheureusement, la situation malgache est encore loin de prodiguer cet environnement nécessaire.

Malgré tout, l’on s’est rendu compte, au fil de cette année, qu’un bon nombre de nos concitoyens n’ont jamais cessé de nous suivre et nous sont restés de fidèles lecteurs. Nous nous devons d’être francs, envers nous-mêmes et envers nos lecteurs. Le fait est que l’impartialité à l’heure actuelle n’est pas encore pour le monde du journalisme malgache. Nous avons précédemment cité les conditions qui font que ce n’est pas encore réellement possible chez nous. En atteste d’ailleurs la guerre de communication qui s’est déclarée cette année avec les nouveaux médias du régime. Plusieurs pratiques et plusieurs critères sont encore à prendre en compte pour un journaliste malgache. La compréhension est de loin plus profonde que la connaissance dit-on. Ainsi, pour cette compréhension mais aussi pour cette fidélité et cette assiduité, il serait ingrat de ne dire aucun mot de remerciement, surtout en cette période de fête. Alors … merci. Et heureuse année à toutes et à tous.

Ny Aina Rahaga – Oussa Fémal

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