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Mardi 24 Janvier 2017

ombre

A quand notre tour ?

L’affaire des « biens mal acquis » fait en ce début d’année la une des actualités sur la scène internationale, au détriment du départ de Ban Ki-moon de son poste de Secrétaire général des Nations Unies depuis le 31 décembre dernier à minuit. Le premier procès, en France, dans l’affaire dite des biens mal acquis s’est ouvert, hier, au sein du Tribunal correctionnel de Paris. Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale, est poursuivi, entre autres, pour détournement de fonds publics et corruption. A titre d’information, ce fils du Président est lui-même vice-président de son pays, et est accusé de s’être bâti, en France, un patrimoine considérable en détournant l’argent public de son pays. Et c’est la justice française qui le poursuit dans cette affaire de détournement de deniers publics. Hôtel particulier sur l’avenue Foch, à Paris, Ferrari, Bentley, Bugatti, haute couture payée en valises de billets, voilà quelques exemples de ces biens que Teodorin Obiang possédait. Blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption sont parmi les chefs d’inculpation qui pèsent sur ce dernier. Et bien évidemment, plusieurs autres  chefs d’Etat africains sont également poursuivis dans ce dossier des «biens mal acquis». Sherpa et Transparency International France sont à l’origine de ce procès qui sera désormais historique. Les enquêtes sont toujours en cours sur les patrimoines français des familles Bongo au Gabon et Sassou-Nguesso pour la République démocratique du Congo.

L’affaire des biens mal acquis démarre en 2007. L’organisation Ccfd-Terre Solidaire sort un rapport explosif dans lequel elle liste les avoirs présumés, détournés par plus de 30 dirigeants de pays en développement ou par leurs proches.

« En mars 2007, les associations Sherpa, Survie et la Fédération des Congolais de la diaspora déposent une plainte devant le procureur contre les familles dirigeantes de l’Angola, du Burkina, du Congo-Brazzaville, de Guinée équatoriale et du Gabon, mais le parquet français qui dépend du ministère de la Justice  classe l’affaire. Pour les associations, il s’agit d’une manœuvre politique. La France ne veut pas mettre en difficulté ses partenaires africains » rappelle nos confrères de Radio France internationale. En 2008, Sherpa et Transparency International changent de tactique et se constituent parties civiles. Ce qui signifie, en clair, qu’elles estiment avoir subi un préjudice. Les Ong veulent que l’affaire soit désormais gérée par un juge d’instruction, censé être indépendant. L’enjeu est de savoir si elles sont compétentes pour déposer une plainte en matière de corruption. L’affaire va alors jusqu’en Cour de cassation. En novembre 2010, pour la première fois, les juges estiment qu’une association luttant contre la corruption peut faire une action en justice au nom de cette lutte. Dès lors, des enquêtes démarrent et des biens appartenant aux clans Obiang Nguema, Bongo ou encore Sassou-Nguesso sont saisis au fil des ans. « Quand il est à Paris, Teodorin Obiang, éternel célibataire au look très soigné, dépense des mallettes entières de liquide chez les couturiers de la capitale mondiale de la mode. Dans ses appartements de la très chic avenue Foch, estimés à une valeur totale de 107 millions d’euros, où les robinets sont recouverts de feuilles d’or, le maître des lieux dispose d’un hammam, d’une salle de sport, d’une discothèque, d’un salon de coiffure, d’une salle de cinéma » rapporte quant à lui Le Figaro pour montrer aux yeux du monde et surtout de la Guinée équatoriale les agissements du fils du président. Après les instructions, les juges ont conclu que ces biens et ce patrimoine ont été acquis après investissement des résultats de détournement de fonds publics et de corruption.

«S’ouvre un procès inédit, sans précédent en Europe et bien au-delà», a déclaré l’avocat de Transparency international William Bourdon. Ce dernier estime d’ailleurs qu’après le 12 janvier prochain, le chapitre Obiang va se clôturer mais d’autres vont s’ouvrir. Cela se passe à l’heure où chez nous, à Madagascar, un sénateur du régime ose réclamer la tête du Directeur général du Bianco, le premier organe de lutte contre la corruption au pays. Tout simplement parce que des proches du pouvoir sont inquiétés dans des affaires de détournement et de corruption. A quand notre tour Transparency International ? On a hâte de voir ça.

Oussa Fémal

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