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Mardi 24 Janvier 2017

ombre

En liberté conditionnelle !

Il serait assez difficile de faire l’impasse sur ce genre d’actualité, et bien qu’il y ait des choses à dire en ce qui concerne les affaires du pays, nous avions déjà choisi une fois de parler de la crise en République démocratique du Congo, et devons de ce fait suivre ne serait-ce qu’un temps l’évolution de la situation. Un accord a été conclu le 31 décembre au soir, après des semaines de négociations entre l’opposition et la majorité. Cette entente prévoit une cogestion du pays entre les deux parties jusqu’à l’élection d’un successeur au président Kabila en 2017. Cependant, il n’a pas permis de régler toutes les divergences qui opposent les deux camps. Plusieurs points nécessitent la poursuite des discussions, toujours sous l’égide vigilante de la Conférence épiscopale nationale du Congo  ou Cenco, qui a repris la main, début décembre, sur la médiation après l’échec d’un premier volet de négociations en octobre. On jurerait vu cette résolution que le consensuel est perçu par les médiateurs comme la solution miracle en Afrique peu importe la situation. L’élection en 2017 et peu importe l’issue, la primature devra revenir, semble-t-il, à l’opposition.

L’accord prévoit que Joseph Kabila conserve son statut de chef de l’État jusqu’à la fin de l’année 2017, date à laquelle une nouvelle élection présidentielle doit se tenir. Ce premier point soulevait déjà des discussions en raison du refus de l’actuel chef d’État, élu en 2006, puis réélu en 2011 lors d’un scrutin contesté, de quitter le pouvoir, alors que la Constitution lui interdit de se présenter une troisième fois. Son second mandat s’achevait le 20 décembre 2016 et l’élection initialement prévue cette année-là n’a pas été organisée. Le texte signé le 31 décembre spécifie que, pendant la période de transition, Joseph Kabila s’engage à ne pas modifier la Constitution ni à organiser de référendum sur la question. Pouvoir et opposition se sont entendus pour que le poste de Premier ministre soit confié à la coalition de l’opposition. L’accord stipule également qu’un Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral sera constitué, ainsi qu’une commission de hauts magistrats chargée d’examiner les « cas de décrispation politique ». De l’autre côté, tous les participants aux négociations ne l’ont pas signé, notamment des franges de l’opposition.

A proprement parler, il s’agit là d’un cas en tout point identique à ce qui s’est passé lors de la résolution de la dernière crise malgache. Des accords conclus entre les protagonistes qui, au final, ne débouchent sur rien, mais signés seulement sous la pression d’une médiation et de la Communauté internationale qui ne cherchent qu’à mettre fin, au plus vite, au conflit. Cela, au lieu de vouloir résoudre les problèmes de fonds, en contentant tout simplement les uns et les autres avec des sièges à distribuer ici et là.  Il s’agirait, dans ce cas, d’un mode d’emploi fréquemment utilisé dans les pays tels que Madagascar, la République démocratique du Congo et bien d’autres territoires d’Afrique.

En somme, des pays comme le nôtre ou comme la République démocratique du Congo et bien d’autres anciennes colonies en Afrique sont loin d’être réellement indépendants. Mis à part des économies qui dépendent en grande partie des étrangers, la question politique est également soumise à l’appréciation extérieure. A ce titre, le cas de la résolution de la crise au Congo nous en donne un bel aperçu. C’est ainsi qu’en temps normal, nous ne nous rendons pas compte de l’assujettissement dont nous faisons toujours l’objet. Mais la vie des pays comme le nôtre ressemble pourtant à une vie en liberté conditionnelle. La cogestion n’a jamais été appliquée ou imposée en Europe ou ailleurs, et on serait loin d’avoir tort de dire que cela fait abstraction totale de la souveraineté d’une nation et de l’avis du peuple, capable pourtant de décider, par lui-même, qui sera son dirigeant. Reste à savoir si nous autres Malgaches en sommes conscients. Et tenter de réconcilier l’inconciliable comme les alliances politiques à coups de mallettes et de diners fastueux chaque année revient à prendre en otage un peuple déjà désemparé par la pauvreté. A bon entendeur.

Oussa Fémal

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