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Mardi 24 Janvier 2017

ombre

Tourner les pages sombres

Tourner la page, c’est oublier un épisode douloureux de sa vie, ou passer outre un malentendu. On peut tout simplement s’imaginer lire un livre et en oublier les mauvais passages. Tourner la page, c’est tout bonnement passer à autre chose, pardonner. L’expression « tourner la page » signifie qu’une situation de sa vie est passée, qu’on la met de côté et que l’on commence une nouvelle vie. En général, cette tranche d’histoire n’est pas heureuse alors on tourne la page pour passer à autre chose. Certains pays comme les Etats-Unis disent « recommencer une ardoise propre » ou comme l’Angleterre « ouvrir un nouveau chapitre » ce qui revient à dire que la page est tournée. Et en ce début d’année, l’heure est bien à la réconciliation, au pardon, à l’oubli de tout ce qui a fait mal. C’est d’ailleurs à ce propos que l’ambassadeur des Comores, lors de la cérémonie de présentation des vœux des corps constitués à Iavoloha hier, a félicité le pays mais surtout le pouvoir en place actuellement. Pour avoir pu enfin « tourner une page sombre de son histoire ».

Bien évidemment, sauf erreur d’interprétation, il est évident ici qu’on parle de l’époque de transition pour la « page sombre de l’histoire ». Une ardoise qu’on a donc pu effacer grâce à ce régime et aux actions qui ont été faites par ces derniers pour le retour à l’ordre constitutionnel et le concert des Nations. On ne peut nier le fait que Madagascar est revenu dans le concert des Nations après les élections de 2014 et la naissance de la 4ème République. En ce qui concerne le retour à l’ordre constitutionnel, il est important encore et toujours de ne pas oublier la vraie histoire. Malgré l’existence des manifestations de rues, le président de la république de l’époque, à savoir Marc Ravalomanana, avait transmis les pleins pouvoirs à un directoire militaire. Une passation en bonne et due forme donc. C’est ensuite ce directoire militaire qui a remis les clés du pays à Andry Rajoelina, leader de la contestation populaire de l’époque. En clair, le pays n’est jamais réellement sorti de l’ordre constitutionnel mais a seulement été mis en quarantaine par la Communauté internationale à cette époque. Bien évidemment, c’est l’élection réussie de 2014, alors organisée par le régime de Transition qui a été la clé du retour à l’ordre constitutionnel et dans le concert des Nations et non la tenue des sommets du Comesa et de la Francophonie comme on veuille le faire croire actuellement.

D’autre part, tourner la page, c’est oublier un épisode douloureux de sa vie, ou passer outre un malentendu. On peut tout simplement s’imaginer lire un livre et en oublier les mauvais passages. Tourner la page, c’est tout bonnement passer à autre chose, pardonner. Et en général cette tranche d’histoire n’est pas heureuse alors on tourne la page pour passer à autre chose. Pourtant, la presque totalité de la population malgache, plus précisément 92% d’entre elle, souffrent toujours autant et même encore plus qu’à l’époque de la Transition selon certains. La pauvreté n’a jamais été autant ressenti par la Nation qu’actuellement. Pourtant, les tenants du pouvoir se targuent encore et toujours d’avoir pu réaliser des barrages, des infrastructures mais surtout d’avoir réussi à accueillir deux sommets internationaux. Ces derniers qui n’ont jusqu’à l’heure actuelle eu aucune retombée palpable. La manifestation du collectif Wake up Madagascar prend donc tout son sens et cette pancarte qui disait « quand vous, 1400 invités, vous serez rassasiés, la population rotera ». Dans le sud du pays, 1 400 000 personnes sont menacées par la famine quotidiennement. Un chiffre qui a de quoi faire réfléchir sur la situation de Madagascar actuellement. Finalement, ce serait s’avancer un peu trop dans l’histoire que d’affirmer avoir tourné les pages sombres de l’histoire. On se trouve en effet encore en plein dedans. Le tort ne revient toutefois pas à l’ambassadeur des Comores. Mais pour les plus optimistes, pour pouvoir tourner les pages sombres de l’histoire, il faudra au moins compter jusqu’en 2018.

Oussa Fémal

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