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Samedi 29 Avril 2017

ombre

Abus policier – Toujours aucun respect pour les droits de l’homme

Le sujet des droits de l’homme est un concept relativement préoccupant à Madagascar. Particulièrement, en ce qui concerne l’implication directe des agents des forces de l’ordre. En effet, des cas de décès de bandits avaient été déclarés durant l’année 2016. Il s’agissait notamment de voleurs à la tire, cambrioleurs et dahalo qui avaient tenté de prendre la fuite. Toutefois, ce ne sont pas les cas les plus tragiques car d’un autre côté, plusieurs abus policiers ont été également déclarés durant cette même année. Pour rappel, deux individus avaient déjà subi cette violence de la part de quelques agents de police. Le premier avait été l’affaire Sabotsy Namehana dans laquelle un présumé revendeur de drogue avait trouvé la mort au poste de police. Les témoins oculaires affirment que celui-ci avait servi de punching ball aux agents des forces de l’ordre, tandis que ces derniers maintiennent une toute autre version des faits. Dans le deuxième cas, un autre individu avait été gravement blessé après une soirée au Mojo bar, lorsque celui-ci avait commis un délit de conduite. D’après les informations receuillies, la victime avait reçu des coups d’un commissaire en personne. Et voilà qu’une autre victime de violence policière avait encore été déclarée le dimanche 8 janvier 2017 à Miandrivazo.

 

Coups et blessures volontaires

D’après les dires de la victime, un chauffeur de véhicule de transport en commun en plein service, elle aurait été brutalement tabassée par des agents de police de la route au niveau de la commune Anosimena, district Miandrivazo, ce jour. En effet, suite à la formalité habituelle de vérification de papiers du véhicule ainsi que de permis et de carte d’identité, les agents de police auraient embarqué la victime au poste afin de le rouer de coups jusqu’à l’inconscience totale. D’après les dires de ce chauffeur, les autorités en question étaient non seulement en état d’ébriété mais l’une d’elles tenaient encore une bouteille. La victime se trouve actuellement à l’hôpital Atsimo-Antsirabe. Les agents des forces de l’ordre font souvent abstraction du droit de la défense de tout individu. En effet, suivant le principe de l’Etat de droit, tout présumé coupable d’une infraction a le « droit » d’être jugé et de défendre sa cause. Les coups et blessures volontaires ne sont tolérables qu’en cas de légitime défense. Or, les agents de police de Madagascar sont les premiers à donner une leçon aux bandits lors de leur arrestation. Des agents qui devraient plutôt montrer l’exemple. Pas étonnant que le phénomène de vindicte populaire est d’actualité. Il faut rappeler, par ailleurs, que les responsables du ministère de la Sécurité publique avaient déjà signé un accord avec le Comité international de la Croix rouge (Cicr), visant à accorder de l’importance aux droits de l’homme au moment de leur arrestation et enquête. Accord qui semble avoir pourtant été pris à la légère.

Athanase

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