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Vendredi 14 Décembre 2018

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Parc Masoala – Un paradis terrestre menacé par la pression anthropique

Site inscrit au patrimoine mondial, le parc national Masoala a la plus grande superficie à Madagascar. Il s’étend sur 230.000 ha regroupés en 7 parcs dont 4 terrestres et 3 maritimes. Sa situation géographique permet à Masoala d’être un berceau de la biodiversité terrestre et de l’écosystème marin. Le parc se trouve sur une presqu’île dans le nord ouest de Madagascar, limité à l’Est par l’océan Indien et à l’Ouest par la baie d’Antongil.

 

L’habitat de l’aigle serpentaire

Masoala compte parmi les endroits magiques de Madagascar qui abritent des espaces endémiques spécifiques du pays. Parmi les plus célèbres de sa faune se trouve l’aigle serpentaire Eutriorchis astur  qui ne se trouve nulle part ailleurs que dans la forêt pluviale de l’Est du pays. Les chercheurs précisent que plus de 85% de la population restante de ces aigles trouvent refuge dans ce parc. Il abrite également le hibou rouge de Madagascar Tyto soumagnei. Cette espèce a été déjà considérée comme probablement éteinte mais a été redécouverte à Masoala dans les années 90.

Le parc est également très riche en lémuriens. Il est l’habitat naturel de 10 espèces dont le célèbre Maki Vari roux (Varecia Variegata Rubra) qui est micro-endémique de Masoala. On y trouve également une panoplie d’espèces endémiques de reptiles comme le gecko à queue plate Phelsuma laticauda, ainsi que l’oiseau Eurycère de Prévost (Euryceros Prevostii) et la grenouille tomate.

 

La plante carnivore s’y trouve

 

La plante carnivore connue sous le nom Nepenthes masoalensis ne se trouve nulle part ailleurs qu’à Masoala. La présence de cette espèce rarement rencontrée à Madagascar témoigne la richesse et la complication de la formation de la biodiversité de ce parc. Au total, près de 600 espèces végétales y sont récensées. Sa spécificité se focalise surtout par les 7 espèces de mangroves, 99 espèces d’algues marines et plus de 50 espèces de palmiers.

Avec sa forêt humide et ses récifs coralliens, Masoala se distingue également par la richesse de sa biodiversité aquatique marine. Près de 300 espèces de poissons sont répertoriées dans ses eaux. Ses 164 espèces de coraux accueillent également des requins, raies et concombres de mer.

 

Le berceau du trafic de bois de rose

Le Cap Masoala demeure le premier endroit incontournable pour le trafic de bois de rose de Madagascar. La semaine dernière, un bateau de trafiquants y a été appréhendé par les forces de l’ordre. Un communiqué de la primature a précisé qu’une unité spéciale composée des éléments d’élite de la présidence et de la primature a été dépêchée d’urgence pour capturer les trafiquants. Ces derniers ont été pris en flagrant délit de transbordement de rondins de bois de rose depuis le large vers un bateau en utilisant des pirogues. La primature a précisé l’existence d’un heurt entre l’unité spéciale et les trafiquants. Finalement, une douzaine des malfaiteurs ont été arrêtés.

 

Antandavahely, le centre des trafics

Le centre des trafics de bois de rose à Madagascar serait le village d’Antandavahely qui se trouve dans la partie Est du parc de Masoala. Ce serait à la fois une zone de pillage et de trafic puisqu’il se trouve au bord du lac Ianobe. Cette à partir de cet endroit que des pirogues transportent les rondins vers des bateaux qui attendent à plus de 5 km dans la mer.

Les responsables de la protection de la biodiversité sont au courant de  ce circuit mais ne peuvent rien faire face aux trafiquants. « Nos gardiens ne sont pas armés pour affronter la horde de pilleurs qui abattent les bois de rose », expliquait un haut responsable auprès de Madagascar National Parks. Pour se justifier, il expliquait que dans la majorité, les arbres abattus illicitement se trouvaient juste à la limite du noyau de la forêt.

 

Utopique tribunal spécial

La création d’un tribunal spécial pour juger les affaires relatives au trafic de la richesse naturelle de Madagascar est une solution proposée par une plate-forme d’écologistes malgaches pour lutter contre la destruction de la biodiversité du pays. Pourtant, quand le projet de loi a été voté à l’Assemblée nationale, cette plate-forme avait nié son utilité. De son côté, l’Etat ne montre aucun empressement à la mise en place de cette Cour pénale spéciale. La semaine dernière le Premier ministre a tout simplement promis que « ce sera pour bientôt ».

En attendant des mesures sévères contre la pression anthropique, le parc Masoala reste sous la menace permanente de destruction. A part le trafic de bois précieux, le braconnage ainsi que la déforestation continuent de détruire ce paradis terrestre appelé « Parc national Masoala ».

Dom

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