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Vendredi 14 Décembre 2018

ombre

Peu de têtes qui pensent !

Les Malgaches parlent trop et n’agissent pas assez, c’est un fait avéré. La population ne réagit que lorsqu’elle se trouve dos au mur, sans plus aucune autre issue possible. Que ce soit l’individu, le citoyen, le Malgache ou la société. On peut en dire de même de la majorité des organisations de la société civile qui veulent donner l’impression de faire des choses, d’agir mais qui, au final, ne font concrètement pas grand-chose. Que dire de la société politique, qui n’agit qu’à coup de discours d’hommes politiques, à coup de manœuvres démagogiques. Une classe dirigeante qui n’apporte pourtant aucune solution face aux mille malheurs d’un peuple dans le désespoir. Pourtant, si l’on était ailleurs, la situation actuelle n’aurait pas seulement conduit à un mouvement de foule ou des défilés avec petites pancartes. Mais directement à coup de grève générale indéterminée, l’arrêt de toute forme d’activité et pour finir la chute des dirigeants. Le Malgache est-il trop sage pour cela ?

La Roumanie a connu, depuis le mercredi 1er février au soir, des manifestations antigouvernementales d’une ampleur inédite depuis la chute du communisme, mobilisant des dizaines de milliers de personnes contre un assouplissement de la législation anticorruption, également critiquée à l’étranger. Aux cris notamment de « voleurs », « honte à vous », « démission », les manifestants étaient au moins 200 000 à manifester à travers le pays, dont la moitié à Bucarest, rassemblés durant près de cinq heures dans un froid glacial, face au siège du gouvernement. En l’absence de chiffres des autorités, plusieurs médias nationaux ont estimé qu’il s’agissait des plus importantes manifestations depuis la révolution roumaine de décembre 1989 et l’année de turbulence politique qui avait suivi. « Il était temps que les gens se réveillent et cessent d’accepter autant d’abus », a confié une citoyenne  présente dans la manifestation de Bucarest. L’adoption surprise, mardi soir, d’un décret d’urgence qui pourrait mettre les hommes politiques à l’abri de certaines poursuites avait déjà fait descendre en pleine nuit des milliers de Roumains dans la rue, à peine un mois après l’entrée en fonction de leur gouvernement actuel. Dans ce pays pauvre de l’Union européenne qui compte 20 millions d’habitants, le parquet anticorruption a obtenu ces dernières années la condamnation de nombreux élus et d’hommes d’affaires, lançant des investigations tous azimuts et s’attirant aussi des critiques sur son pouvoir supposé excessif.

Une scène des plus surréalistes s’est déroulée plus près de nous. Jeudi, au Parlement sud-africain, une bagarre avait éclaté avant le discours à la Nation du président Jacob Zuma. Les députés d’opposition demandaient sa démission après sa condamnation pour violation de la Constitution. Le discours à la Nation du président sud-africain Jacob Zuma a donné lieu jeudi 9 février à l’expulsion violente de députés qui tentaient de l’empêcher de s’exprimer. Une trentaine d’agents de sécurité ont été envoyés pour faire sortir de force les députés de l’opposition du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique. Pendant plus d’une heure, ces derniers, vêtus de leurs traditionnelles tenues rouges de mineurs et de femme de ménage, avaient interrompu le président Zuma, estimant qu’il n’était pas légitime pour s’exprimer après sa condamnation pour viol de la Constitution. En mars, la justice avait en effet reconnu le chef de l’Etat coupable d’avoir fait payer par le Trésor public des travaux de modernisation de sa résidence privée du KwaZulu-Natal, dans l’est du pays. Il a depuis remboursé une petite partie de la somme, soit un demi-million d’euros.

Bien que des faits similaires à ces deux cas, en Roumanie et en Afrique du Sud, se produisent chaque jour à Madagascar, nous autres ne réagissons pas. Ou plutôt si, mais pas de la bonne manière. La semaine dernière avait été marquée par l’emprisonnement de l’administrateur d’un groupe sur facebook. Voilà comment nous, nous agissons. Tout le monde critique, parle sans réellement agir. Et quand vient le moment de prendre les responsabilités, on n’a que des absents. Finalement, Madagascar a beaucoup de bouches qui parlent mais trop peu de têtes qui pensent.

Ny Aina Rahaga 

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