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Vendredi 14 Décembre 2018

ombre

Décroissance malgré nous !

Si elle paraît de plus en plus souhaitable et nécessaire, la décroissance, ou Objection de Croissance, a encore un long chemin à parcourir jusqu’au cœur des citoyens, mais aussi et surtout au sein de nos sociétés développées happées par le désir d’opulence. Pourtant, les penseurs de ce mouvement sont d’ores et déjà bien présents, attendant le jour où l’idée trouvera écho dans les processus politiques et les actions citoyennes de façon généralisée. « Un projet de Décroissance » a pour ambition de donner un bon coup de pied dans la fourmilière de la sacro-sainte croissance et de ses adorateurs. Abordant les concepts d’une « sobriété heureuse » ou encore d’ « écologie politique » et de « post-croissance », l’ouvrage s’était à l’époque démarqué en abordant frontalement la question de la fin de la croissance, et de la durabilité d’une économie obsédée par un « progrès » fantasmé sans limite. Partant du constat d’un capitalisme en échec et d’une économie de l’accumulation irraisonnée qui détruit tout sur son passage, les auteurs proposaient alors une vision « radicale » des choix auxquels nous devons nous préparer à être confrontés. Ils évoquaient alors deux voies qui pointaient vers la même direction, bien que très différentes : celle, d’un côté, de la décroissance volontaire, et, de l’autre, celle d’une récession « subie et oligarchique ». Face à ce carrefour que les différentes crises environnementale, économique, sociale nous poussent à emprunter, les sociétés humaines ont alors la responsabilité de faire le choix de la raison ou de la douleur, le choix du changement ou de l’inertie.

Et alors que les auteurs des pays avancés préconisent d’arrêter tout simplement la croissance pour un monde meilleur, certains pays pauvres eux décroissent sans le vouloir vers un monde encore plus difficile chaque jour. Rien qu’à Madagascar, les choses ne se sont jamais améliorées, elles ne vont que de mal en pis depuis l’avènement de l’indépendance. Les jeunes de moins de 30 ans ne connaîtront sans doute jamais les véritables salles de cinéma, pourtant mythiques dans les expériences à vivre. Alors qu’il y a encore une dizaine d’années quelques salles survivaient encore. Et aujourd’hui, elles ne sont plus que des salles de cultes pour les nouvelles religions. Si avant les foires étaient pleines de divertissement, avec leurs manèges et tout ce qui va avec, actuellement elles ne sont plus que de simples étalages de produits avec quelques concours tout au plus. Les espaces verdoyantes d’antan ne sont plus que des images sur les photos en noir et blanc. Et la propreté et la tranquillité des rues ne sont plus que de lointains souvenirs de nos grands parents. Il ne s’agit plus içi de la décroissance économique, c’est même la décroissance des mœurs et du civisme que le pays subit. En 2017, il est devenu impossible d’interdire le port de la minijupe sous peine de ne pas être en accord avec la mondialisation. Pourtant, c’est la mondialisation qui provoque la perte de tout bon sens commun. Chaque pays devrait adopter la croissance qui lui convient, avec les paramètres propres à son environnement et non se laisser aller aux exigences du monde moderne qui a eu plus de temps que nous, anciennes petites colonies, de prendre leur marque.

Alors aujourd’hui, disons oui à la décroissance. Pas à celle dont devrait procéder les pays développés pour nous éviter à nous, au final, les conséquences de leurs propres gestes. Mais à la décroissance des mauvaises mœurs, des pratiques, de la mondialisation à l’aveugle et de la poursuite d’objectifs qui nous sont… inutiles. Pour l’instant, nous subissons les exigences de la croissance qui ne font que nous faire décroître dans ce que nous étions déjà auparavant. Bien entendu, cela fait donc appel au « soatoavina malagasy », aux sages conseils de nos aïeux pour y arriver. Et en même temps, savoir faire la différence entre les bonnes pratiques à adopter et celles à ne pas suivre. Car en fin de compte, les pays dits « avancés » ont eux aussi fait des erreurs. Nous avons ainsi la chance de tirer des leçons des mauvaises façons de ceux-ci pour pouvoir avancer à notre manière. Ou plutôt, pour pouvoir reculer là où nous étions en accord avec nous-mêmes. Au final, décroître n’est toujours négatifs puisque notre croissance ne nous à rien apporter de bon, et ce jusqu’à maintenant.

Mauducoeur

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