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	<title>Madagascar Matin &#187; Editoriale</title>
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		<title>Mais avant tout ça ?</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2017 09:41:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>La découverte d&rsquo;un nouveau système planétaire par la Nasa fascine le monde scientifique. Sept exoplanètes de taille comparable à la Terre tournent autour d&rsquo;une petite étoile à près de 40 années-lumière de la Terre. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives sur la recherche de la vie au-delà de notre système solaire. Mercredi dernier, la Nasa tenait en effet une conférence au cours de laquelle les scientifiques ont annoncé avoir découvert sept exoplanètes d&rsquo;une taille semblable à celle de la Terre autour d&rsquo;une même étoile dont trois sont situées dans une zone habitable. C&rsquo;est une équipe internationale de chercheurs dirigée par Michaël Gillon, astronome de l&rsquo;Université de Liège qui a annoncé cette découverte exceptionnelle. Les sept exoplanètes rocheuses de la taille de notre planète sont en orbite autour d&rsquo;une même étoile, baptisée Trappist-1, et trois d&rsquo;entre elles sont situées dans une zone &laquo;&nbsp;habitable&nbsp;&raquo;, à savoir situées à une distance idéale de l&rsquo;étoile pour avoir des températures qui pourraient offrir la possibilité de faire apparaître la vie à leur surface. L&rsquo;étoile en question est une naine peu lumineuse et ultra-froide et n&rsquo;est située qu&rsquo;à 40 années-lumière de chez nous et son diamètre ne correspond qu&rsquo;à 11% du diamètre de notre Soleil. D&rsquo;après la Nasa, les sept nouvelles exoplanètes pourraient également abriter de l’eau.</p>
<p>Pour nous autres profanes, il faut savoir qu’une exoplanète est une planète qui ne fait pas partie de notre système solaire. On les appelle aussi des planètes extrasolaires. Pour celles découvertes, elles sont situées à 39 années-lumière. Cela signifie qu&rsquo;un signal lumineux mettrait 39 années à les atteindre et autant pour revenir. Avec notre technologie actuelle, il faudrait 800 000 ans pour y aller. Mais à l’échelle de notre galaxie, ces exoplanètes font partie de notre environnement proche. Ce sont des planètes solides comme la Terre. Elles sont composées de roches et de métal, comme les planètes Mercure, Vénus ou Mars, à la différence des planètes gazeuses telles que Jupiter ou Saturne. Leur taille est presque similaire à la Terre et leurs températures sont également proches de celles de la Terre. La différence majeure, c’est la taille de leur étoile. Trappist-1, plus connu maintenant sous l’appellation de «naine rouge» mesure moins de 10% de la taille de notre étoile, le soleil. Si le soleil était un ballon de football, Trappist serait donc une balle de ping-pong. C’est une étoile ultra-froide qui émet peu de lumières. Les exoplanètes sont proches de leur étoile, bien plus que la Terre du soleil. Elles tournent autour de la naine rouge en moins de 12 jours, la plus proche fait le tour en 1 jour et demi.</p>
<p>La fascination pour ces exoplanètes et surtout pour tout ce qui se trouve dans l’espace commence à s’élargir de plus en plus. D’ailleurs, certains envisagent déjà une autre vie, une autre loin de celle sur la petite planète bleue. Que ce soit dans la vie quotidienne, où les scientifiques ne ménagent pas leurs efforts pour démontrer au plus vite qu’il est tout à fait possible de vivre ailleurs que sur la Terre. Ou encore dans l’imaginaire lorsque le septième art nous fait voyager à travers le temps et nous emporte loin dans ces instants où l’on vivra loin d’ici, dans un tout autre environnement, dans un tout autre monde.</p>
<p>Cet intérêt peut se justifier de plusieurs manières et l’on ne cherchera point à décourager cela. Toutefois, et c’est un fait, nous habitons encore ici sur la terre et sauf évènement majeur et imprévisible, nous nous trouverons en dessous dans quelques années. Car malgré les plus de 4,5 milliards d&rsquo;années d&rsquo;existence qu’affiche le compteur de la terre, selon des chercheurs de l&rsquo;université d&rsquo;East Anglia en Angleterre, elle sera encore là pour encore 1,75 milliard d&rsquo;années, au moins. Ainsi, avant tout ça, avant de nous préoccuper de ce qui se passe au-delà de notre atmosphère, nous devrions tout d’abord penser et bien penser ce que nous faisons à cette planète. Et nous Malgaches plus que les autres, car notre île fait partie maintenant de ces rares mottes où il fait encore bon vivre.</p>
<p align="right"><strong>Ny Aina Rahaga</strong></p>
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		<title>L’espoir en la jeunesse</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 10:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>La valeur du respect est universelle. Chaque être humain, quels que soient son origine, sa culture, sa religion, son milieu social et son rang hiérarchique, a des devoirs de respect envers l&rsquo;autre. Bon nombre de personnages publics ne savent pourtant plus faire preuve de respect et se défendent de la liberté d’expression ou de la liberté tout court pour justifier leurs actes. D’une part, il y a ceux qui prônent des valeurs, les leurs, et qui les placent au dessus de celles des autres. Comme s’il ne pouvait y avoir autre chose mis à part ce qu’ils ont déjà accepté eux. Et ainsi, font des origines, des cultures ou encore des religions des autres des raisons pour ne pas les respecter. D’autre part, il y a ceux qui, tout simplement, font des attaques sans aucune justification.</p>
<p>Pour ceux qui suivent les actualités internationales, ils n’ont sûrement pas raté le fait que la candidate du Front national a refusé de porter un voile pour rencontrer le grand mufti de la République libanaise. Elle avait pourtant été informée de ce « protocole ». Aux termes de sa visite au Liban, mardi 21 février au matin, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a refusé de porter un voile à l’heure d’entrer dans la mosquée Aïcha Bakkar pour y rencontrer le grand mufti de la République libanaise, Abdellatif Deriane. La candidate est donc partie sans s’entretenir avec lui. Selon son entourage, Mme Le Pen était pourtant au courant, dès lundi soir, qu’elle devrait porter un voile. <em>« Elle avait fait savoir qu’elle ne le ferait pas. L’invitation n’avait pas été annulée »</em>, assure un proche. Dar Al-Fatwa, la plus haute autorité sunnite du pays, a aussi expliqué dans un communiqué « avoir informé » lundi <em>« la candidate à la présidentielle, par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs, de la nécessité de se couvrir la tête lors de sa rencontre avec son éminence selon le protocole ».</em> L’institution sunnite a ajouté que <em>« les responsables de Dar Al-Fatwa ont été surpris par son refus de se conformer à cette règle bien connue ».</em> Elle exprime ses regrets <em>« pour ce comportement inconvenant pour des réunions pareilles ».</em> Face à ce genre de comportement, comment la candidate à la présidentielle française peut-elle espérer le respect de la communauté musulmane chez elle ? Si elle-même refuse de porter le voile dans un pays musulman, comment peut-elle justifier le fait de demander aux musulmans de ne pas le porter en France ?</p>
<p>A l’approche des élections à Madagascar, qui suscitent déjà l’engouement de tout le monde, citoyens ou médias ou politiques, tous les camps ont crié « à l’abordage, et pas de quartier. » Les hommes politiques confondent malheureusement, et de plus en plus, le débat public avec les jeux du cirque. Certains passent plus de temps à insulter leurs opposants qu’à travailler. Cela a indéniablement des conséquences fâcheuses car les citoyens, lassés, ne les écoutent plus et désertent les urnes en s’abstenant de plus en plus à chaque élection. En témoigne le désintérêt que portent les citoyens quant à l’inscription sur la liste électorale. Tout le monde en veut à tout le monde et même au sein d’un même parti politique, on se met des bâtons dans les roues. Preuve en est cette guerre qui semble animée le camp présidentiel, relayée par les médias de la place. Et il n’y a pas qu’eux car tous les partis politiques majeurs à Madagascar se sont disloqués et divisés.</p>
<p>Dans notre édito d’hier, nous avons bien évoqué le problème de relève. Mais plus encore, l’inconscience et surtout l’absence de prise de responsabilité par tout un chacun reste le problème majeur de ce pays. Face aux autres, on ne témoigne plus aucun respect. Croisant une personne âgée dans les transports en commun, personne ne se soucie plus de la place que l’on va accorder à cette dernière. Et l’attitude ne change point en haut lieu. En témoigne cette vidéo qui avait longtemps circulé sur les réseaux sociaux lors des conférences pour la réconciliation nationale. On espère que notre future génération d’élus saura se montrer plus digne et ne reproduira pas ces comportements qui dégradent l’image de l’ensemble de la classe politique.</p>
<p align="right"><strong>Ny Aina Rahaga</strong></p>
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		<title>Problème de relève !</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 09:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pays a réellement ce problème, et ce, dans tous les domaines. Prenons par exemple le cas de la musique<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=52260" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le pays a réellement ce problème, et ce, dans tous les domaines. Prenons par exemple le cas de la musique et de la culture en général puisque pas plus tard que le week-end dernier, les Mahaleo ont toujours confirmé leur suprématie en la matière avec un concert à guichet fermé et qui a duré des heures. C’est dire l’engouement du public, ou plus précisément de tout un peuple, à ce groupe et sa musique qui ont su traverser le temps et 4 républiques sans jamais être démodés. Effectivement, les textes des chansons de Mahaleo restent plus que jamais d’actualités si d’autres traduisent la société malgache d’antan, d’aujourd’hui et de … toujours. « <em>Mbola ho avy ilay maraina, ho foana ireo taraina</em> » nous rappelle Bekoto dans la chanson « <em>Aza misara-mianakavy</em> » &#8211; qui prône les valeurs de l’unité et de la solidarité &#8211; que le pays se trouve toujours – et encore une fois plus que jamais – dans sa phase de lutte contre l’oppression de nos dirigeants, contre la pauvreté, et pour son développement. Et oui, des dizaines d’années après la création de cette chanson, Madagascar se trouve toujours dans la catégorie des pays « <em>sous-développés</em> » &#8211; même si cela ne se dit plus -, et pire,  avec une mention particulière « <em>les moins avancés </em>» ! Pour être plus précis et ce n’est pas dans l’objectif de remuer le couteau dans la plaie, nous figurons parmi les 5 pays les plus pauvres du monde en l’an 2015 si certains autres dans l’autre catégorie politique des « <em>non-alignés</em> » ont pris leur envol pour devenir dragons et/ou émergents. C’est le cas de Singapour, de l’Indonésie, du Maroc, et des états de l’Amérique Latine ou des Caraïbes. Et pourtant, ils n’avaient rien ou presque comme le cas de l’Île Maurice qui n’a que du sable blanc et quelques terrains de canne à sucre. Et des plages exotiques, ce n’est pas ça qui manque chez nous et elles sont évidemment plus belles tandis que des terres fertiles, on en a de plusieurs centaines de milliers d’hectares. Actuellement, l’Île Maurice a tout : une industrie florissante, un secteur du tourisme parmi les plus développés de l’Afrique, le domaine de la technologie bien avancé, en somme, une économie avec une santé de fer tandis qu’à Madagascar, on meurt toujours de l’eau insalubre, du paludisme mais aussi de l’insécurité. Apparemment, c’est une politique de nivellement par le bas qu’on a appliqué dans notre pays et il est ainsi normal de constater que jusqu’ici, personne ou aucun nouveau groupe de chanteurs n’arrive à égaler les Mahaleo. C’est aussi le cas par exemple pour la musique dite « <em>kaiamba</em> »puisque personne n’a assez d’imagination pour trouver de la bonne musique, du bon texte mais aussi de bons arrangements musicaux que les Charles Martin, feu Bruno Raisner, ou encore Roger Georges pour le type « <em>tapany maintso</em> ».</p>
<p>Et bizarrement, c’est aussi le cas en politique puisque jusqu’ici, on ne connaît toujours pas le dauphin du phénoménal Didier Ratsiraka. A 80 ans, l’Amiral rouge tient toujours seul la commande de l’Arema, et ce, après 21 ans de règne, tandis que son staff vieillit avec lui. «<em> Ankizy ankehitrio, tompon’ny taona 2000</em> » n’est qu’un slogan de plus de l’ère socialiste puisqu’en aucun cas, les dirigeants de l’époque n’ont voulu passer le flambeau. Paradoxalement, le même manque de préparation a été constaté pour le cas du jeune leader du mouvement orange qui empêché par la loi non-écrite du « <em>ni … ni </em>» imposée par la communauté internationale en 2013, a dû se rabattre sur un candidat de substitution. La même foudre – mais cette fois-ci, un «<em> ni … ni </em>» au carré &#8211; pourrait encore frapper pour la présidentielle de 2018 sinon on ne comprend pas les raisons du matraquage médiatique du concept depuis plusieurs semaines déjà.<br />
Pour les observateurs, un sacré manque de confiance envers leurs progénitures et familles politiques règne chez la plupart de ces leaders, et ce, en sachant pertinemment qu’ils ne pourront jamais rester éternellement sur le trône. D’un autre côté, les formations politiques manquent cruellement. A l’Assemblée nationale par exemple, très peu de députés arrivent à lire convenablement une loi de finances alors que dès qu’on parle de sou et d’avantages, ils sont les premiers à monter sur l’estrade.<br />
Ce problème de relève se perpétue ainsi et il est normal de constater que le pays régresse dans tous les domaines. Cela suit tout simplement la qualité de la musique actuelle où on prône le … « kolom-body » &#8211; et donc, on ne voit que les fesses des chanteuses et danseuses – et où on n’entend que la grosse caisse !</p>
<p align="right"><strong>J.L.R</strong></p>
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		<title>Effort et récompense</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2017 10:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie, un cycle de recommencement. Chaque nouvelle vague doit être aussi performante que la précédente, si ce n’est qu’elle<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=52191" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vie, un cycle de recommencement. Chaque nouvelle vague doit être aussi performante que la précédente, si ce n’est qu’elle doit être meilleure même. Apprendre, étudier, rechercher, creuser, et réapprendre encore et encore, c’est là l’essence même d’un renouvellement constant que chaque élément d’un système doit avoir comme reflexe pour que jamais le système ne devienne obsolète ou moins productif. Prenons l’exemple des logiciels et des applications que les Smartphones actuels utilisent. Les créateurs font en sorte que leurs systèmes soient périodiquement mis à jour, et à chaque mise à jour, ils sont plus puissants, plus performants et plus sécurisés que les précédents. Les utilisateurs doivent être en mesure de l’utiliser de telle sorte qu’ils ne s’en lassent pas. Ils doivent être dépendants de cette application. D’un autre côté, les créateurs doivent constamment innover pour que leurs produits soient les plus prisés sur le marché. Ajouter constamment de la valeur ajoutée. Créer de la richesse à travers son travail, c’est là aussi l’un des défis majeur des salariés. Savoir se démarquer d’un lot de personnages ayant les mêmes capacités et les mêmes opportunités que soi, ce sont là les obstacles du petit employé.</p>
<p>Pourtant, qui ne tente rien n’a rien, dixit le proverbe. Alors chacun use des moyens en sa possession. Certains useront de leurs charmes, d’autres feront copain avec le boss, alors qu’un élément n’aura d’autres choix que de faire des heures supplémentaires. L’acharné sera méprisé, il sortira longtemps après les autres, n’aura pas le temps de papoter avec les collègues, ne voudra pas sortir tôt pour être à l’heure à l’after work. Il sera le paria du bureau, celui qui ne sera jamais à la page. Mais derrière tout cela, il sera néanmoins le plus efficace et le plus productif de tout le staff. Et pendant que la plupart prennent une trentaine de pause cigarette, lui aura fait son travail et plus que celui qui lui incombe même. Malheureusement, son travail ne sera jamais remarqué, ses efforts jamais récompensés. Il y aura toujours plus « belle qu’elle » pour avoir grâce aux yeux du patron même si son quotient intellectuel équivaut à celui d’un âne, il y aura toujours plus jeune et plus diplômé que lui alors que le nouveau venu directement placé en haut de l’échelle ne connait pas le quart de ce que maîtrise l’ancien. Autant de paramètres qui poussent, finalement, les pépites de bureaux à se terrer dans le coin de leur pupitre. Car produire le nécessaire ne sera qu’une formalité pour eux, et vu qu’ils ne peuvent rien tirer dans la production d’efforts supplémentaires, ils ne feront rien. Au final, le rouage aura perdu la pièce en or qui aurait pu éviter au tout la rouille, préférant se cacher derrière une couche d’alliage bon marché.</p>
<p>Et il y a bien sûr, la chère relève. Et bien que les jeunots se tuent à dire qu’ils sont bien plus efficaces que les personnes d’antan, beaucoup se fourrent le doigt dans l’œil, excusez l’expression. Face à une éducation de l’enfant roi, les parents ont oublié d’inculquer à leurs progénitures le sens de la responsabilité et le savoir-vivre. Nous sommes actuellement en face d’une génération qui a l’habitude d’avoir tout, tout de suite et tout cuit, directement dans la bouche. C’est cette même génération qui aujourd’hui entre dans le monde du travail. Avec un bagage loin d’être attrayant et en plus de la candeur infernale de la jeunesse, elle croit tout savoir et capable de tout. Et ceux qui laissent leurs places sont sidérés par le manque d’humilité de ces derniers. Mais si cela s’arrêtait à cela, mais en plus d’être imbus, ils sont également incapables. Incapables de demander de l’aide, incapables de recevoir de conseils, incapables de se débrouiller tout seul et surtout, incapables d’être aussi bons qu’ils ne le prétendent l’être. Sur qui rejeter la faute ? Au système même. Trop de facilité tue l’imagination et la production d’effort. Avoir tout à portée de main à travers internet enterre la véritable recherche intellectuelle. Et la production de l’effort doit aussi être justifiée par la récompense, quelle qu’elle soit. C’est celle-ci que tous les leaders devraient prendre en compte. Parce qu’aux termes, les meilleurs se lassent et s’en vont rechercher une herbe qui est toujours plus verte ailleurs.</p>
<p align="right"><strong>Mauducoeur</strong></p>
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		<title>Aux grands maux…</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 10:52:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bon nombre d’entre nous veulent faire ces choses qui font que le visage du pays change. Ces initiatives que l’on<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=52070" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon nombre d’entre nous veulent faire ces choses qui font que le visage du pays change. Ces initiatives que l’on pourrait acclamer et applaudir tant elles auraient eu des impacts significatives et surtout décisives dans notre société. Mais peu sont ceux et celles qui osent réellement faire et changer les choses. On stationne toujours devant le portail des autres et préférablement là où il y a écrit « défense de stationner 24h/24». On jette toujours nos ordures sur la voie publique, dans les canaux d’évacuation d’eaux ou dans les ruelles. On pisse encore contre les murs, les poteaux, sur les avenues et spécialement lorsque des écriteaux indiquent « rarana ny manao maloto eto » ou littéralement « interdit d’uriner ici ». Et ce ne sont là que les plus légères mauvaises habitudes de nous autres malgaches qui font qu’on se retrouve encore à peu près à l’époque de l’homme de Cro-Magnon en termes de mentalité. Le fait est que lorsqu’on cherche à changer les choses alors qu’on en est à ce stade, on doit recourir à certaines méthodes, même si celles-ci peuvent paraître peu orthodoxes.</p>
<p>Le Parc National de Kaziranga se situe en Inde, qualifiée depuis des années par les scientifiques et les touristes du monde entier comme une denrée rare dans son genre. Mais le parc en question défraie la chronique en ce moment. En effet, ce parc naturel autorise ses gardiens à tuer les éventuels braconniers&#8230; Il y a évidemment une raison à cela. Kaziranga a une histoire formidable. En effet, cette réserve naturelle a permis de maintenir en vie une espèce condamnée à l&rsquo;extinction : les rhinocéros à une corne. Il y a une centaine d&rsquo;années, il restait à peine une poignée de représentants de cette espèce qui compte aujourd&rsquo;hui plus de 2 400 membres. Les 2/3 des rhinocéros unicornes du monde sont répertoriés dans le parc de Kaziranga. Mais là-bas vivent également de nombreuses autres espèces rares et menacées, comme le tigre, l&rsquo;éléphant, l&rsquo;ours ou encore le dauphin du Gange. Suite à cette mesure, en 2012, un seul homme aurait été tué, mais en 2015, pas moins de 23 hommes ont été tués par les gardes forestiers et les gardiens du parc, la même année, 17 rhinocéros ont été braconnés. Nombreux sont encore ceux qui se risqueraient à cette activité car la corne d’un rhinocéros se vend actuellement à 6 000 dollars américains le 100 grammes. En tout, une cinquantaine d&rsquo;hommes ont été tués lors des 3 dernières années, selon les estimations du directeur du parc.</p>
<p>Bien évidemment, ce choix du parc national Kaziranga est discutable sur le fait que le meurtre ne peut et ne pourra jamais être cautionné peu importe la raison. D’autre part, cela dépasse les valeurs morales et l’entendement même de l’Homme. Toutefois, ces mesures peuvent au moins se vanter d’être dissuasives pour bon nombre de personnes. Et elles ont le mérite d’atteindre les buts pour lesquels elles ont été érigées. Pour ne prendre qu’un seul des nombreux cas dans notre pays, à Madagascar des milliers de tortues victimes chaque mois de trafic. Elles finissent dans l’assiette, dans l’armoire à pharmacie de riches Asiatiques ou dans une famille étrangère en mal d’animal domestique. Pourtant, cette espèce protégée de tortue terrestre risque de disparaître, du moins à l’état sauvage dans moins de cinquante ans. En 2013, des recherches ont permis de constater qu’entre 93 à 2800 tortues ont été saisies par mois à l’issue des contrôles de la police des frontières malgaches. Mais l’ampleur du braconnage et du trafic est plus grave, selon l’organisation. Une autre étude de l’Ong chiffrait en 2005 à 60 0000 le nombre de ces petits animaux faisant l’objet de trafic à l’échelle nationale et internationale, ce qui fait en moyenne 5000 tortues victimes de trafic par mois.</p>
<p>Et comme nous le disions, ce n’est là qu’un seul des millions de cas qui font le quotidien à Madagascar. Ce genre de mesure, on pourrait très bien en prendre autant pour les transports publics que pour les pisseurs de rues. On pourrait convenir que ceux que l’on prend sur le fait seront mis en cellule « urinoir » le temps d’une bonne réflexion. Ou encore les violeurs seraient violés à leur tour. Ce ne sont là que des exemples pris à l’extrême, pouvant en choquer plus d’un. Mais c’est le but : que l’on soit choqué pour qu’enfin on réagisse. Tout ceci bien évidemment sans encourager la vindicte populaire ou le meurtre. Mais que dire sinon aux grands maux, les grands moyens ?</p>
<p align="right"><strong>Ny Aina  Rahaga</strong></p>
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		<title>Décroissance malgré nous !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 10:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si elle paraît de plus en plus souhaitable et nécessaire, la décroissance, ou Objection de Croissance, a encore un long<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=52018" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si elle paraît de plus en plus souhaitable et nécessaire, la décroissance, ou Objection de Croissance, a encore un long chemin à parcourir jusqu’au cœur des citoyens, mais aussi et surtout au sein de nos sociétés développées happées par le désir d’opulence. Pourtant, les penseurs de ce mouvement sont d’ores et déjà bien présents, attendant le jour où l’idée trouvera écho dans les processus politiques et les actions citoyennes de façon généralisée. « Un projet de Décroissance » a pour ambition de donner un bon coup de pied dans la fourmilière de la sacro-sainte croissance et de ses adorateurs. Abordant les concepts d’une « sobriété heureuse » ou encore d’ « écologie politique » et de « post-croissance », l’ouvrage s’était à l’époque démarqué en abordant frontalement la question de la fin de la croissance, et de la durabilité d’une économie obsédée par un « progrès » fantasmé sans limite. Partant du constat d’un capitalisme en échec et d’une économie de l’accumulation irraisonnée qui détruit tout sur son passage, les auteurs proposaient alors une vision « radicale » des choix auxquels nous devons nous préparer à être confrontés. Ils évoquaient alors deux voies qui pointaient vers la même direction, bien que très différentes : celle, d’un côté, de la décroissance volontaire, et, de l’autre, celle d’une récession « subie et oligarchique ». Face à ce carrefour que les différentes crises environnementale, économique, sociale nous poussent à emprunter, les sociétés humaines ont alors la responsabilité de faire le choix de la raison ou de la douleur, le choix du changement ou de l’inertie.</p>
<p>Et alors que les auteurs des pays avancés préconisent d’arrêter tout simplement la croissance pour un monde meilleur, certains pays pauvres eux décroissent sans le vouloir vers un monde encore plus difficile chaque jour. Rien qu’à Madagascar, les choses ne se sont jamais améliorées, elles ne vont que de mal en pis depuis l’avènement de l’indépendance. Les jeunes de moins de 30 ans ne connaîtront sans doute jamais les véritables salles de cinéma, pourtant mythiques dans les expériences à vivre. Alors qu’il y a encore une dizaine d’années quelques salles survivaient encore. Et aujourd’hui, elles ne sont plus que des salles de cultes pour les nouvelles religions. Si avant les foires étaient pleines de divertissement, avec leurs manèges et tout ce qui va avec, actuellement elles ne sont plus que de simples étalages de produits avec quelques concours tout au plus. Les espaces verdoyantes d’antan ne sont plus que des images sur les photos en noir et blanc. Et la propreté et la tranquillité des rues ne sont plus que de lointains souvenirs de nos grands parents. Il ne s’agit plus içi de la décroissance économique, c’est même la décroissance des mœurs et du civisme que le pays subit. En 2017, il est devenu impossible d’interdire le port de la minijupe sous peine de ne pas être en accord avec la mondialisation. Pourtant, c’est la mondialisation qui provoque la perte de tout bon sens commun. Chaque pays devrait adopter la croissance qui lui convient, avec les paramètres propres à son environnement et non se laisser aller aux exigences du monde moderne qui a eu plus de temps que nous, anciennes petites colonies, de prendre leur marque.</p>
<p>Alors aujourd’hui, disons oui à la décroissance. Pas à celle dont devrait procéder les pays développés pour nous éviter à nous, au final, les conséquences de leurs propres gestes. Mais à la décroissance des mauvaises mœurs, des pratiques, de la mondialisation à l’aveugle et de la poursuite d’objectifs qui nous sont… inutiles. Pour l’instant, nous subissons les exigences de la croissance qui ne font que nous faire décroître dans ce que nous étions déjà auparavant. Bien entendu, cela fait donc appel au « soatoavina malagasy », aux sages conseils de nos aïeux pour y arriver. Et en même temps, savoir faire la différence entre les bonnes pratiques à adopter et celles à ne pas suivre. Car en fin de compte, les pays dits « avancés » ont eux aussi fait des erreurs. Nous avons ainsi la chance de tirer des leçons des mauvaises façons de ceux-ci pour pouvoir avancer à notre manière. Ou plutôt, pour pouvoir reculer là où nous étions en accord avec nous-mêmes. Au final, décroître n’est toujours négatifs puisque notre croissance ne nous à rien apporter de bon, et ce jusqu’à maintenant.</p>
<p align="right"><strong>Mauducoeur</strong></p>
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		<title>Fierté, est-tu là ?</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 10:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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		<description><![CDATA[L’hebdomadaire Jeune Afrique a soulevé la semaine dernière un sujet des plus fâcheux que l‘on pourrait évoquer en ce moment.<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=51904" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’hebdomadaire Jeune Afrique a soulevé la semaine dernière un sujet des plus fâcheux que l‘on pourrait évoquer en ce moment. Surtout face à la tendance mondiale actuelle confirmée par l’élection du président Donald Trump et ses décisions vis-à-vis de certaines communautés et ou minorités mais aussi par le regain d’intérêt pour un certain parti dans les élections françaises. Il y a lieu de s’y intéresser du fait que cela nous touche directement, nous malgaches.   « <em>Stupéfaction jeudi 9 février, sur le plateau de l’émission « C’dans l’Air ». Avant d’être vivement repris par la présentatrice, un syndicaliste policier français, Luc Poignant, jugeait que l’insulte « bamboula », « ça ne doit pas se dire, mais ça reste à peu près convenable »,  </em>rapporte donc l’hebdomadaire le 10 février dernier. Un terme des plus dégradants employés à l’égard des noirs d’Afrique mais oublié par bon nombre d’entre eux avant que ce policier ne le remette au goût du jour.</p>
<p>« Bamboula » serait issu de « ka-mombulon » et « kam-bumbulu », qui signifient « tambour » dans les langues sara et bola parlées en Guinée portugaise. En 1714, en Côte d’Ivoire, le mot a pris le genre féminin, et désigne cette fois une « danse de nègres »… « il est déjà connoté négativement puisqu’il est associé au « nègre », à l’esclave noir, à un moment où la traite est en pleine expansion », nous précise l’auteur. La bamboula devient synonyme de danse violente et primitive dès la moitié du XIXe siècle. Mais c’est en 1914, avec l’arrivée des tirailleurs sénégalais sur le front que le terme se charge lourdement de mépris. <em>« Le mot renvoie alors à une imagerie alliant sauvagerie, cannibalisme, sexualité animale et rire, naïveté enfantine supposée des soldats noirs »</em>, souligne la linguiste Marie Treps dans son ouvrage <em>Maudits mots, la fabrique des insultes racistes</em>. Le terme a beaucoup été utilisé au moment des grandes expositions coloniales, remarque la linguiste. Il flatte le paternalisme du colon. Derrière le terme « bamboula », il y a l’idée que les Noirs sont des grands enfants qu’il faut civiliser. Et finalement, ce qui est commode à l’époque c’est que l’être humain disparaît derrière sa caricature rapporte toujours Jeune Afrique.</p>
<p>L’année dernière, des experts du Conseil de l&rsquo;Europe, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (Ecri), ont déjà fait part de leur inquiétude face à <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;accroissement des violences racistes, antisémites et islamophobes&nbsp;&raquo;.</em> Selon ces derniers, Les actes de racisme ordinaire se multiplient et se banalisent en France. Dans un rapport publié le 1er mars de l’année dernière, ils ont en effet dénoncé ce fait dans l’Hexagone. En deux ans par exemple, entre 2002 et 2014, les violences racistes recensées par le ministère français de l’Intérieur ont augmenté de 14%, voire de 36% pour les seules violences antisémites, relèvent ces experts qui pointent surtout les responsabilités d’hommes politiques français. Les experts européens avaient aussi évoqué une persistante préoccupante des discours islamophobes, alimentés par certains responsables politiques, comme Marine Le Pen du Front national comparant les prières de rue à l’occupation allemande en décembre 2010. Et pourtant, à coté, on se rappelle que l&rsquo;humoriste Dieudonné a été condamné à deux mois de prison pour son commentaire sur Charlie Hebdo, après l’affaire « quenelle ». A la suite des attentats à Charlie Hebdo en janvier dernier, Dieudonné avait écrit sur sa page Facebook <em>« Je me sens Charlie Coulibaly »</em>. Dans le texte, retiré depuis, il associait ce slogan au nom d&rsquo;Amédy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre otages juifs deux jours plus tard dans l&rsquo;attaque contre un supermarché.</p>
<p>Tout ceci n’a rien à voir avec les questions d’actualités ni encore les affaires nationales qui vont de mal en pis.  Toutefois, ces faits méritent attention car ils nous touchent nous en premier, et nous en sommes les premières victimes. Pourtant, victimes qui ne se rendent compte de rien ou plutôt loin d’être conscientes des choses. Au lieu de cela, on s’empresse tous à vouloir quitter notre chez nous, se rendre chez les autres qui peuvent en arriver à ce genre de traitement à notre égard. Mais fierté, est-tu là ?</p>
<p align="right"><strong>Oussa Fémal</strong></p>
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		<title>On s’accroche !</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 09:57:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’accueil du dernier sommet de la Francophonie fait toujours la fierté des tenants du pouvoir et du régime Rajaonarimampianina jusqu’à<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=51838" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’accueil du dernier sommet de la Francophonie fait toujours la fierté des tenants du pouvoir et du régime Rajaonarimampianina jusqu’à maintenant. Fiers de dire et de crier au monde que le pays appartient à une communauté forte, unie par une seule langue, le français. Des milliards et des milliards d’Ariary ont été dépensés pour satisfaire les attentes du monde francophone pour un 16ème sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie. A l’arrivée, Madagascar a bien évidemment reçu les félicitations de tous les invités. Logique après qu’ils ont bénéficié de logement minimum 4 étoiles, de service d’étage, de dîners fastueux dignes de rois, de transports prioritaires et ce durant toute une semaine, aux frais donc de l’Etat, ou plutôt du peuple. En retour, on avait promis à ces derniers des retombées inimaginables, dans des délais dépassant toute attente, car « Madagascar est maintenant connu à travers le monde », disait-on à cette époque. Pourtant, jusqu’à l’heure actuelle, les Malgaches n’ont même pas encore pu entrevoir ne serait-ce qu’une petite partie de ces « retombées ». On appartient à une communauté fatiguée, et les orientations prises par les grands d’Afrique le démontrent clairement.</p>
<p>Les députés rwandais ont adopté le mercredi 8 février dernier une loi visant à faire du swahili la quatrième langue officielle du pays aux côtés du kinyarwanda, la langue locale, du français et de l’anglais. En effet, le swahili est la langue la plus parlée d&rsquo;Afrique subsaharienne et c’est aussi, depuis 2004, une des langues officielles de l&rsquo;Union africaine. Et malgré le fait que le swahili soit peu utilisé au Rwanda, il s’agit surtout pour le pays de respecter les engagements qu’il a pris au moment de son intégration au sein la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est. Car en 2007, lorsque le Rwanda a rejoint la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est, il s’est s’engagé à faire du swahili une de ses langues officielles. Kigali remplit donc ses obligations. Une fois le texte soumis au Sénat et promulgué, cette langue bantoue qui est traditionnellement peu utilisée au Rwanda, fera son apparition dans l’administration et figurera sur certains documents officiels. Dans un second temps, l’enseignement du swahili sera intégré dans les cursus scolaires. D’ailleurs, adopter « le swahili comme langue officielle, à la fois nous acquitter d&rsquo;une obligation en tant que pays membre, mais aussi une façon d&rsquo;accroître les bénéfices que le Rwanda peut tirer de l&rsquo;intégration économique », a indiqué devant les députés la ministre des Sports et de la Culture, Julienne Iwacu, défendant le texte devant les députés rwandais. De plus, les poids lourd de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est comme la Tanzanie et le Kenya utilisent le swahili comme langue officielle aux côtés de l’anglais.</p>
<p>Le swahili va donc désormais être utilisé dans l&rsquo;administration et figurera sur certains documents officiels. Un décret présidentiel déterminera par ailleurs les modalités d&rsquo;intégration de ce nouvel idiome dans l&rsquo;enseignement rwandais, comme requis par la Communauté d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est. Pour la petite histoire, avant le génocide rwandais de 1994, le swahili était seulement parlé dans quelques zones urbaines du Rwanda, et seuls le kinyarwanda et le français avaient le statut de langue officielle. Après cette date, au retour d&rsquo;anciens réfugiés et exilés dont beaucoup avaient été accueillis dans des pays anglophones et swahilophones d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, l&rsquo;anglais s&rsquo;est imposé comme troisième langue officielle tandis que le swahili gagnait en nombre de locuteurs. Le Rwanda, administré par la Belgique jusqu&rsquo;à l&rsquo;indépendance, en 1962, reste cependant jusqu’à maintenant membre de l&rsquo;Organisation internationale de la Francophonie, même s’il est désormais évident que la langue de Molière perd du terrain face à l&rsquo;anglais.</p>
<p>Serait-ce un signe annonciateur d’un abandon futur de la langue française et de la culture issue de la colonisation en Afrique ? Le fait est que les grands d’Afrique, ceux qui peuvent espérer un développement futur, hormis les anglophones, commencent à délaisser la langue de Molière et contribuent donc à diminuer la mainmise de la « mère patrie » sur le continent. Sauf que malgré une liste exhaustive des chefs d’Etat assassinés en Afrique par la France dans son intérêt dans laquelle figure le nom d’un certain colonel Ratsimandrava, nous à Madagascar, on s’accroche, et croyons toujours que l’hexagone est l’eldorado, que ce pays est pavé d’or. Et pourtant, pour reprendre un humoriste d’origine africaine, en France, « les rues ne sont pas pavées d’or, elles ne sont pas pavées du tout et enfin,  on compte sur nous pour les paver ». A méditer.</p>
<p align="right"><strong>Oussa Fémal</strong></p>
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		<title>L’arroseur arrosé</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2017 10:11:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous nous avons entendu au moins une fois cette expression « quatrième pouvoir », désignant la presse et les médias.<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=51713" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous nous avons entendu au moins une fois cette expression « quatrième pouvoir », désignant la presse et les médias. Par extension, le « quatrième pouvoir » regroupe tous les moyens de communication qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l&rsquo;Etat à savoir, le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Ce concept de « quatrième pouvoir » tend à opposer une société publique incarnée par l&rsquo;Etat à la société civile, ce qui est discutable du fait de leur interdépendance. Le fait est qu’il existe indéniablement entre les médias et la politique un rapport étroit. Il n&rsquo;y a pas de vie politique sans opinion publique et pas d&rsquo;opinion publique sans communication. En démocratie, il y a forcément médiatisation et ce phénomène n&rsquo;est pas nouveau. Quoi que contrairement aux trois autres pouvoirs, la presse n&rsquo;est pas une institution. Elle figure pourtant dans la constitution française  et apparait également dans l&rsquo;article onze de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dit <em>&laquo;&nbsp;tout citoyen peut parler écrire et imprimer librement&nbsp;&raquo;. Toutes ces informations poussent à s&rsquo;interroger sur la véritable nature du pouvoir de la presse. »</em></p>
<p>Ainsi donc, la presse est appelée à jouer le rôle important de garde-fou du pouvoir, malgré l’existence ou non de la société civile qui elle est conçue comme un contre-pouvoir. La Presse et particulièrement la presse écrite est un pouvoir indispensable dans une démocratie. Car alors que la télévision et, dans une moindre mesure, la radio font appel aux sentiments, au ressenti, à l&rsquo;immédiat, la presse écrite, elle, permet des réflexions plus profondes, des mises en relation plus poussées. Contre les abus de pouvoir, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. Dans ce contexte démocratique la presse à souvent considéré comme un devoir majeur de dénoncer les violations de droits ou encore lorsque les gouvernements conduisent des politiques dont les conséquences se révéleront funestes pour tout un secteur de la société. En théorie donc, la presse est considérée comme le lien de communication majeur permettant aux hommes politiques d&rsquo;échanger avec les citoyens. Elle prend le rôle de contre-pouvoir puissant protégeant l&rsquo;intérêt général. Elle permet d&rsquo;exprimer l&rsquo;opinion publique tout en fournissant des informations concrètes avec une vérification des sources. Elle constitue un moyen de contestation qui informe l&rsquo;Etat de certains mécontentements des citoyens.</p>
<p>Mais là n’est que la théorie et qui plus est, on est à Madagascar, là où toutes les théories et autres règles ne servent à rien ou tout au plus restent dans les livres. Ces derniers temps, la presse n’est plus qu’un simple outil de manipulation d’opinion. Une arme entre les mains de ceux et celles que l’on peut considérer comme ayant un pouvoir considérable pour carrément tenir en joug un quatrième pouvoir. D’ailleurs, preuve en est le fait que depuis ces dernières années, les tenants du pouvoir et les opposants se livrent une guerre médiatique sans pareille. D’autre part, la presse sert également de moyen de pression pour les groupes en tout genre. Que ce soit la société politique, économique, ou civile, tous en disposent comme si c’était un accessoire que l’on prend si nécessaire et que l’on range quand il le faut. En parallèle, la presse devait faire face à un autre défi. On pouvait en effet penser qu’avec les moyens de partage contemporains tels qu’Internet, la radio et la télévision, les journaux auraient connu un important déclin et que l’obsession historique du pouvoir pour les journaux papiers se serait réduite. Mais les chroniques de ces dernières semaines témoignent du contraire et relance la vieille question du rapport entre gouvernement et journaux. Comme si le pouvoir avait compris que les télévisions servent à créer un paysage de fond où il est possible d’annuler, de modifier et de reconstruire la réalité. Le quatrième pouvoir devrait se réveiller car au lieu de tenir le premier rôle, elle se contente d’être un simple outil de jardinage servant à façonner le paysage au gré du pouvoir. C’est maintenant l’arroseur arrosé.</p>
<p align="right"><strong>Ny Aina Rahaga</strong></p>
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		<title>Peu de têtes qui pensent !</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 10:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Editoriale]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Malgaches parlent trop et n’agissent pas assez, c’est un fait avéré. La population ne réagit que lorsqu’elle se trouve<br /><br /><a href="https://www.matin.mg/?p=51615" class="more-link">Lire la suite</a></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Malgaches parlent trop et n’agissent pas assez, c’est un fait avéré. La population ne réagit que lorsqu’elle se trouve dos au mur, sans plus aucune autre issue possible. Que ce soit l’individu, le citoyen, le Malgache ou la société. On peut en dire de même de la majorité des organisations de la société civile qui veulent donner l’impression de faire des choses, d’agir mais qui, au final, ne font concrètement pas grand-chose. Que dire de la société politique, qui n’agit qu’à coup de discours d’hommes politiques, à coup de manœuvres démagogiques. Une classe dirigeante qui n’apporte pourtant aucune solution face aux mille malheurs d’un peuple dans le désespoir. Pourtant, si l’on était ailleurs, la situation actuelle n’aurait pas seulement conduit à un mouvement de foule ou des défilés avec petites pancartes. Mais directement à coup de grève générale indéterminée, l’arrêt de toute forme d’activité et pour finir la chute des dirigeants. Le Malgache est-il trop sage pour cela ?</p>
<p>La Roumanie a connu, depuis le mercredi 1er février au soir, des manifestations antigouvernementales d’une ampleur inédite depuis la chute du communisme, mobilisant des dizaines de milliers de personnes contre un assouplissement de la législation anticorruption, également critiquée à l’étranger. Aux cris notamment de <em>« voleurs », « honte à vous », « démission »</em>, les manifestants étaient au moins 200 000 à manifester à travers le pays, dont la moitié à Bucarest, rassemblés durant près de cinq heures dans un froid glacial, face au siège du gouvernement. En l’absence de chiffres des autorités, plusieurs médias nationaux ont estimé qu’il s’agissait des plus importantes manifestations depuis la révolution roumaine de décembre 1989 et l’année de turbulence politique qui avait suivi.<em> « Il était temps que les gens se réveillent et cessent d’accepter autant d’abus »</em>, a confié une citoyenne  présente dans la manifestation de Bucarest. L’adoption surprise, mardi soir, d’un décret d’urgence qui pourrait mettre les hommes politiques à l’abri de certaines poursuites avait déjà fait descendre en pleine nuit des milliers de Roumains dans la rue, à peine un mois après l’entrée en fonction de leur gouvernement actuel. Dans ce pays pauvre de l’Union européenne qui compte 20 millions d’habitants, le parquet anticorruption a obtenu ces dernières années la condamnation de nombreux élus et d’hommes d’affaires, lançant des investigations tous azimuts et s’attirant aussi des critiques sur son pouvoir supposé excessif.</p>
<p>Une scène des plus surréalistes s’est déroulée plus près de nous. Jeudi, au Parlement sud-africain, une bagarre avait éclaté avant le discours à la Nation du président Jacob Zuma. Les députés d&rsquo;opposition demandaient sa démission après sa condamnation pour violation de la Constitution. Le discours à la Nation du président sud-africain Jacob Zuma a donné lieu jeudi 9 février à l&rsquo;expulsion violente de députés qui tentaient de l&rsquo;empêcher de s&rsquo;exprimer. Une trentaine d&rsquo;agents de sécurité ont été envoyés pour faire sortir de force les députés de l&rsquo;opposition du parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique. Pendant plus d&rsquo;une heure, ces derniers, vêtus de leurs traditionnelles tenues rouges de mineurs et de femme de ménage, avaient interrompu le président Zuma, estimant qu&rsquo;il n&rsquo;était pas légitime pour s&rsquo;exprimer après sa condamnation pour viol de la Constitution. En mars, la justice avait en effet reconnu le chef de l&rsquo;Etat coupable d&rsquo;avoir fait payer par le Trésor public des travaux de modernisation de sa résidence privée du KwaZulu-Natal, dans l&rsquo;est du pays. Il a depuis remboursé une petite partie de la somme, soit un demi-million d&rsquo;euros.</p>
<p>Bien que des faits similaires à ces deux cas, en Roumanie et en Afrique du Sud, se produisent chaque jour à Madagascar, nous autres ne réagissons pas. Ou plutôt si, mais pas de la bonne manière. La semaine dernière avait été marquée par l’emprisonnement de l’administrateur d’un groupe sur facebook. Voilà comment nous, nous agissons. Tout le monde critique, parle sans réellement agir. Et quand vient le moment de prendre les responsabilités, on n’a que des absents. Finalement, Madagascar a beaucoup de bouches qui parlent mais trop peu de têtes qui pensent.</p>
<p align="right"><strong>Ny Aina Rahaga </strong></p>
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