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Lundi 02 Février 2026

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Quand le vent tourne, on oublie facilement le printemps

Inquiétant ces troubles qui secouent la société égyptienne, partagée après les actions entreprises par son nouveau leader Mohamed Morsi, les troubles ont éclaté avec l’annonce le 22 novembre d’un décret présidentiel sur le renforcement de ses pouvoirs désormais placés au-dessus de tout recours judiciaire, provoquant l’ire d’une grande partie de la magistrature divisant du coup le pays.  Mohamed Morsi a tout simplement eut l’audace d’assurer que « ses » pouvoirs exceptionnels sont  censés se terminer avec l’adoption de la Constitution ; Constitution qui a été taillée sur mesure par et pour les islamistes. Actuellement, deux courants s’affrontent: les Frères musulmans et les libéraux.
Une nouvelle constitution censée être soumise au jugement des urnes le 15 décembre prochain. Il est vrai que la société égyptienne se sentent divisée et partagée, rien qu’à un article de la constitution par exemple, dans l’article 2, il est précisé que la Constitution se réfère aux « principes de la charia, sources principales de la législation » tandis qu’un net recul est constaté quant au statut des femmes, les références à l’égalité des sexes sont introuvables avec des assertions  selon lesquelles la femme doit trouver « un équilibre entre ses devoirs familiaux et professionnels ».
Toujours est-il que des affrontements entre militants islamistes et révolutionnaires (libéraux), mercredi 5 décembre, aux alentours du palais présidentiel dans le quartier cossu d’Héliopolis, ont continué jeudi avec un bilan de cinq morts et de centaines de blessés. Le vent semble avoir tourné pour ce chef d’Etat issu du printemps arabe, il faut croire que cet hiver n’est pas du tout favorable à Mohamed Morsi et ses partisans. Le bateau commence à prendre l’eau, trois conseillers du président égyptien Mohamed Morsi ayant démissionné mercredi en signe de protestation.
Décidément, nul ne peut être à l’abri de contestation, si on parle de dirigeants, quand bien même des élections aient été organisées « dans les règles » pour leurs accessions au pouvoir, Mohamed Morsi en fait l’expérience bien malgré lui et ce n’est pas Bachar El-Assad non plus qui dira le contraire, lui qui continue à résister aux « répliques » de ce fameux printemps arabe de tous les dangers. Et Bachar El-assad n’est pas près de sortir de l’auberge surtout quand une intervention préventive d’une coalition multinationale se profile à l’horizon avec en toile de fond la volonté de mettre la main sur les armes chimiques à la disposition du pouvoir de Damas. Saddam Hussein en a déjà subi la triste expérience quant à cette « quête » d’armes chimiques, ça lui a coûté la vie. Et de plus le mode opératoire ne diffèrera sûrement  pas de ce qui s’est tenu en Libye, avec peu ou pas d’engagement de troupes au sol, seulement des frappes chirurgicales  solidement appuyées par des avions et des hélicoptères afin de mettre la main sur le stock d’armes chimiques. En tout cas, la constitution d’une coalition représentative dirigée par Ahmad Moaz al-Khatib a beaucoup changé la donne, l’éventualité d’une frappe n’est alors plus à écarter.

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