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Mercredi 14 Janvier 2026

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Député Luc Ratsimbazafy – « Instabilité politique: on est tous responsables »

En ce début d’année, la population espère avoir une nouvelle chance d’être secourue par les dirigeants. Effectivement, force est de constater que certains élus, ont vraiment des initiatives hors du commun, dans le but de développer leurs districts. Mais avec les moyens à leur disposition, leurs activités sont limitées. Pourtant, certaines personnalités, bien qu’elles soient minoritaires affichent leur détermination à apporter leur contribution dans la recherche de solutions pour le redressement du pays. Parmi eux, le député élu indépendamment dans le district d’Ambohidratrimo, et non moins entrepreneur, Luc Ratsimbazafy a gentiment accepté de nous recevoir dans son restaurant, le « Relais de la haute ville », afin de nous donner quelques éclaircissements sur le pourquoi de la situation politique du pays.

 

Madagascar Matin (MM) : Dans le secteur de l’entreprenariat, vous faites partie de ceux qui ont du succès, pourquoi intégrer le monde politique ?

Luc Ratsimbazafy (LR) : Je peux dire effectivement que j’ai réussi dans ma vie professionnelle, des efforts ont été entrepris pour arriver à ce stade. Mais à un moment donné, il faut se rendre compte que réussir dans un pays où la majeure partie de la population vit dans l’extrême pauvreté n’a rien d’un succès. Je me suis dit en effet qu’il faut un autre moyen me permettant de contribuer davantage au développement et de soutenir ceux qui en ont besoin. J’estimais également que partager le peu de connaissance que je dispose tout au long des années de travail serait un point de plus pour faire avancer le pays. Ce sont ces raisons qui m’ont poussé à me présenter aux législatives. Une fois élu député, je peux faire part des besoins de la population aux dirigeants, défendre les intérêts du district d’Ambohidratrimo et de travailler conjointement avec les 24 maires tout en appuyant leur projet de développement.

M.M : Le pays est justement plongé dans l’extrême pauvreté. La population a du mal à faire confiance aux dirigeants et aux politiciens. Peut-on encore espérer une amélioration après les promesses présidentielles au palais d’Iavoloha ?

L.R : Je ne dirai pas que ce sont des promesses mais plutôt des objectifs à atteindre. Tout au moins, le Président a pu définir ce qui est primordial et il faut maintenant mettre en place un plan permettant de les réaliser. Le pays a du mal à avancer étant donné que toutes les institutions revendiquées par la constitution ne sont pas encore mises en place. Mais nous avançons pas à pas et dernièrement, les sénatoriales ont été faites. Il reste les régionales et la mise en place de la Haute Cour de Justice. Ce sont des étapes vers la stabilité politique. Je souligne que le problème majeur du pays est justement la crise politique. Pour s’en sortir, tout le monde doit prendre ses responsabilités et agir pour l’intérêt public.

M.M : Vous parlez de stabilité politique, comment y parvenir ?

L.R : Tout le monde s’empresse de critiquer mais il ne faut pas oublier qu’une critique sans proposition de solution ne rime à rien. Et ce qui est surprenant c’est qu’aucun parti politique ne s’est présenté officiellement opposant du pouvoir. Je pense en effet que le plus important est de revoir la pratique politique, de revaloriser à nouveau le secteur afin de regagner la confiance de la population. Le respect politique doit être également mise en place pour faire valoir la démocratie. Critiquer n’est plus suffisant, il faut avancer des résolutions constructives.

M.M. : Votre mandat en tant que député expire dans 3 ans, avez-vous songé à continuer dans la politique pour les élections de 2018, ou comptez-vous retrouver votre ancienne occupation, ou les deux en même temps ?

L.R : Je vous avoue, l’environnement est bien plus clair dedans que dehors. En effet, je n’ai jamais imaginé que la situation politique serait aussi difficile une fois que nous sommes entrés. Mais pour ma part, j’ai déjà pris cette initiative car je me lasse de toujours critiquer sans rien pouvoir faire. Ce que le pays a besoin, c’est que tout le monde soit conscient du problème, d’apporter son point de vue (remarque et critiques) mais l’essentiel est de présenter des solutions efficaces et réalisables. Le problème de Madagascar a toujours été le financement, et pourtant, nous avons les ressources nécessaires pour cela, sans quémander aux bailleurs. Il suffit juste l’appui de tous et surtout la prise de responsabilité de tout un chacun.

M.M. : En ce moment, tout le monde prétend déjà avoir pris ses responsabilités, mais le pays en est toujours au même point. De quelle responsabilité parlez-vous ? Et selon vous, quelle serait la bonne solution pour faire développer, ne serait-ce que votre district ? Et qu’en est-il de la collaboration avec les nouveaux maires ?

L.R. : Au moment où nous parlons, des projets de réhabilitation des infrastructures routières sont en cours dans le district d’Ambohidratrimo. Nos partenaires ont déjà octroyé des matériels de construction, notamment des pelles, des tractopelles, des bulls, …, afin de restaurer des kilomètres de chaussée dans les 24 communes de cette circonscription, soit 4 à 5 km pour chaque localité. En plus de la réhabilitation des routes, les jeunes auraient également du travail et des occupations, et cela les empêchent de se ruer vers d’autres activités nocives. En ce qui concerne les solutions, certes, il n’y a pas d’issu miracle, mais quand même, tout le monde peut contribuer au redressement de sa localité. A l’Assemblée nationale, mes collègues m’ont déjà surnommé « 1 dollar », tellement je leur suggère que les districts devraient recevoir des parts directement dans leur caisse, dans toutes les activités des établissements s’exerçant dans leur territoire. Par exemple, pour un billet d’avion de 1 000,  600 ou 500 euros, nous demandons juste 1 euro pour le développement et cela nous rapporte des financements pour toute une année étant donné que l’aéroport enregistre environ 200 000 passagers. Et une fois que cela nous est accordé, Nosy Be, Sainte Marie, Toamasina, et tous les autres en auront aussi droit. Ce simple geste résoudrait le problème d’argent de l’Etat, et chaque district aurait sa propre autonomie. Pour Ambohidratrimo, nous comptons déjà entamer certains de ces projets. Une fois que les routes soient terminées, nous espérons pouvoir faire payer chaque traversée, afin de recueillir de l’argent pour l’entretien annuelle de celles-ci. L’argent ne serait pas défini mais il suffit juste que chacun soit conscient de son devoir envers son pays. On est tous responsables de ce qui s’y produit.

M.M : Vous travaillez dans le tourisme, comment évolue le secteur ?

L.R : Je trouve que la politique d’Open sky est un atout majeur à ne pas négliger pour le secteur touristique. Tous les acteurs y contribuant vont pouvoir souffler et rénover les infrastructures selon les attentes des touristes. Pour le secteur hôtelier, l’année 2015 a connu une infime amélioration. Cette année pourrait être prometteuse si, comme je l’ai dit, il y a stabilité politique et moins d’insécurité.

Vahatra Ny Aina et Ralambomamy

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