Toxicomanie et trafic de drogue – Une génération en danger, des sommes colossales en jeu
Le marché et la consommation de la drogue prennent de plus en plus d’ampleur dans le pays, tel est le constat des autorités qui œuvrent dans la lutte contre ce phénomène en ce moment. Plus de six tonnes de cannabis par an, voilà la quantité qui circule sur le marché chaque année. La majorité du cannabis vendu dans l’Ile proviendrait des parties Nord et Sud de l’Ile, la destination de cette quantité reste encore indéterminée. Concernant les autres types de drogue, dites « dures » celles-là comme la cocaïne et l’héroïne, elles commencent également à être consommées localement.
Les consommateurs de plus en plus jeunes
Selon un rapport publié par le Service central des stupéfiants et des substances psychotropes dans la capitale, des jeunes adolescents deviennent dépendants à un très jeune âge. La drogue envahit de plus en plus le milieu scolaire dans la Grande Ile. Tabac, alcool, cannabis, drogue injectable ou en poudre… les jeunes sont de plus en plus exposés à leur consommation. Le trafic est certes faible, mais il existe. Un centre de désintoxication de la capitale a même révélé que ses services reçoivent près de 4 à 5 jeunes par jour âgés entre 14 et 18 ans, pour une désintoxication. En effet, la consommation de drogues peut être régulière ou occasionnelle. Les produits utilisés et les modes de consommation sont très variés et ne conduisent pas toujours à la dépendance physique. Ces produits et modes de consommation ne cessent de se diversifier au cours de ces dernières années à travers le monde.
Quête de nouvelles expériences
Chez les jeunes, la consommation de drogue est souvent liée à la quête de nouvelles expériences ou par l’influence de l’entourage. A Antananarivo, le prix plus qu’abordable du cannabis en détail vendu aux alentours des établissements scolaires favorise la consommation chez les jeunes lycéens, celui-ci est vendu discrètement à environ 500 ariary le paquet (ou rouleau), l’équivalent de deux à trois tiges. Dans le Sud de l’Ile, le sachet de cannabis s’achète même à 100 ariary (rapporté par un site web), notamment à Taolagnaro où la clientèle est principalement constituée de mineurs, âgés de 13 à 18 ans. En effet, le produit abonde sur le marché local, ce qui a fait chuter considérablement son prix ces dernières années. Dans un rapport publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’adolescence est une période particulière d’exploration et d’expérimentation de soi-même et du monde extérieur. C’est aussi une période de recherche de sa propre identité. Cette quête identitaire se déroule parfois dans un climat de « heurts » dont la prise de risques est l’un des aspects caractéristiques. Certains de ces risques touchent la santé ; et le recours à la consommation de drogues tend à devenir l’un des plus fréquents.
Khat : produit de consommation courante dans le Nord
Dans le Nord de l’Ile, le trafic de khat connaît une croissance notable. Un véritable réseau s’est créé depuis quelques temps. Le khat est une drogue douce qui est devenue un produit de consommation courante dans les régions du Nord. Des milliers d’hectares de terres sont cultivés de khat et les surfaces cultivées s’étendent de jour en jour. Par conséquent, le marché du khat est devenu un volet économique important, cela représente un chiffre d’affaires remarquable dans le Nord du pays, essentiellement dans la Région Diana. Pour les consommateurs invétérés, le khat n’est pas une drogue, quoi que l’Organisation mondiale de la Santé l’ait qualifié de drogue douce et l’ait inscrit dans la seconde catégorie des drogues, au même
titre que le haschich.
Tout se vend au noir
Toute vente de drogue reste illicite à Madagascar, vu que celle-ci est interdite par la loi malgache. Cette année, la Brigade des stupéfiants arrête près de quatre personnes par jour. Dimanche dernier, les éléments de la Brigade des stups ont pu mettre la main sur 70 sacs de cannabis à Iavoloha. Un camion en provenance de Betroka a été arraisonné à Iavoloha, les sacs de chanvre indien étaient dissimulés sous des sacs de charbon de bois.
Par ailleurs, un vaste réseau de trafic de cocaïne et d’héroïne a été démantelé par la gendarmerie de Saint-Denis. L’enquête a révélé que la drogue provenait du Pérou, transitait par Madagascar avant de rentrer à La Réunion. La partie Sud et la pointe Nord de la Grande Ile sont réputées pour abriter des plantations de cannabis. Lors de l’opération militaire « Tandroka », menées de septembre à mi-décembre l’année dernière dans le Grand Sud, les chargés de mission avaient affirmé avoir découvert 1000 ha de plantations dans l’une des principales repaires du chef de bande Remenabila.
Trafic de drogue : deuxième marché économique au monde
Avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogues est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes, mais devant le pétrole. Les bénéfices sont eux de l’ordre de 200 milliards de dollars et le blanchiment d’argent sale de 150 milliards. Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossaux. 7700 millions de dollars par seconde soit 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seule 42% de la production mondiale de cocaïne est saisie (23% de celle d’héroïne).
En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. La drogue restant une marchandise prohibée, son commerce est extrêmement lucratif, le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion. Les bénéfices réalisés dans le monde se montent à près de 2.500 milliards d’euros par an, soit plus que le chiffre d’affaires des trois géants de l’automobile réunis : General Motors, Ford-Toyota et Daimler-Benz.
Consommation mondiale
Selon le Rapport mondial de l’ONU sur les drogues, le cannabis reste la drogue de prédilection à l’échelle mondiale.
Au niveau mondial, le cannabis reste de loin la substance illicite la plus largement produite et la plus fréquemment consommée, même si les données à ce sujet sont limitées. En 2009, entre 2,8 et 4,5% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans soit entre 125 millions et 203 millions de personnes avaient consommé du cannabis au moins une fois au cours des 12 mois précédents.
Si la production d’herbe de cannabis (marijuana) est très répandue, notamment dans les Amériques et en Afrique, celle de résine de cannabis (haschisch) reste concentrée dans deux pays seulement : le Maroc, qui fournit les marchés d’Europe occidentale et d’Afrique du Nord, et l’Afghanistan, qui fournit ceux d’Asie du Sud-ouest. En 2010, il était beaucoup plus rentable de produire de la résine de cannabis que de cultiver du pavot à opium en Afghanistan.
Selon toujours un rapport de l’ONU sur les drogues 2011 ; alors que les marchés mondiaux de la cocaïne, de l’héroïne et du cannabis se sont contractés ou stabilisés, la production et l’usage illicites d’opioïdes soumis à ordonnance et de nouvelles drogues de synthèse se sont accrus.
« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année »
« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année. Les usagers problématiques de drogues représentant l’essentiel de la demande, l’un des meilleurs moyens de réduire le marché est de traiter la toxicomanie », souligne l’ONU.
La culture illicite du pavot à opium et du cocaïer est restée limitée à un petit nombre de pays. Bien que la production d’opium ait brutalement chuté et que la culture du cocaïer ait légèrement diminué, la fabrication d’héroïne et de cocaïne s’est, dans l’ensemble, maintenue à un niveau élevé.
Selon le rapport mondial sur les drogues sorti cette année, l’Afrique est une cible toujours plus importante pour le trafic et la production de substances illicites, bien que l’on dispose de peu de données. En termes de production, l’Afghanistan a gardé sa position de premier producteur et cultivateur d’opium au monde (soit 75% de la production illicite globale d’opium en 2012). La surface globale soumise à la culture de pavot à opium était de 236,320 ha, soit 11% de plus qu’en 2011. Néanmoins, une faible récolte due à une maladie végétale touchant le pavot à opium en Afghanistan a causé une chute de la production, qui a atteint 4 905 tonnes en 2012, soit 30% de moins que l’année précédente et 40% de moins qu’en 2007, année record. Les estimations des quantités de cocaïne produites allaient de 776 à 1 051 tonnes en 2011, soit quasiment les mêmes chiffres que l’année précédente. Les plus grosses saisies de cocaïne au monde sans tenir compte du degré de pureté – se font encore en Colombie (200 tonnes) et aux Etats-Unis (94 tonnes). La consommation de cocaïne continue de diminuer aux Etats-Unis, pays qui constitue le plus gros marché pour cette drogue. En revanche, de fortes hausses de saisies ont été remarquées en 2011 en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud, en Amérique centrale, ainsi qu’aux Caraïbes. L’usage de stimulants de type amphétamine (STA), à l’exclusion de l’ecstasy, reste globalement répandu et semble augmenter dans la plupart des régions. La prévalence de l’ecstasy était plus faible en 2011 (19 millions, soit 0,4% de la population) qu’en 2009. Cependant, au niveau mondial, les saisies de STA ont atteint un nouveau record de 123 tonnes en 2011, soit 66% de plus qu’en 2010 (74 tonnes) et le double par rapport à 2005 (60 tonnes).
Riana
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