Economie monétaire – Notre système financier demeure fragile
L’intermédiation financière de Madagascar est un secteur dominé par les banques, et le marché financier reste peu profond. Les ratios dépôts/Pib (19%) et prêts/Pib (10%) n’ont guère varié ces dix dernières années, et les indicateurs d’inclusion financière sont bien au-dessous du niveau relevé dans les pays comparables. Signe d’une évolution plus positive, les banques ont récemment élargi leur réseau de succursales régionales et les systèmes de paiement par téléphone mobile sont devenus populaires. Le système financier est fragile d’après le rapport du Fonds monétaire international.
Quatre banques, toutes des filiales de groupes bancaires étrangers jusqu’en 2014, dominent le marché. Les dépôts dans les quatre plus grandes banques et leurs prêts représentent plus des quatre cinquièmes des dépôts et prêts. L’État conserve une participation minoritaire dans trois de ces banques. Les sept autres banques agréées sont des établissements à participation majoritaire étrangère, à l’exception d’une petite banque, qui était jusqu’à récemment une institution de microfinance (Imf). Une banque capitalisée localement a été placée sous liquidation en 2014.
Le secteur de la microfinance fournit des services financiers à de nombreux ménages pauvres, mais n’est pas important en termes financiers. L’activité est concentrée au sein de cinq Imf, qui détiennent les trois quarts du portefeuille de crédit et la moitié des dépôts dans le secteur. Ce dernier fonctionne en grande partie sur le modèle des coopératives et est organisé en réseaux. Deux Imf sont actuellement en cours de résolution.
L’État reste l’opérateur prédominant dans le secteur des institutions financières non bancaires (Ifnb). Il détient le contrôle des deux principales compagnies d’assurance, du réseau d’épargne offert par les services postaux, de la Cem et, dans une large mesure, de la Caisse nationale d’assurance et de prévoyance sociale (Cnaps), qui gère le principal régime de retraite pour les salariés du secteur privé ainsi que d’autres prestations.
La structure du secteur des Ifnb est restée stable, si l’on ne tient pas compte de l’établissement de certains fonds de placement, qui sont hors du périmètre réglementaire.
Stabilité du secteur financier
Madagascar a fréquemment connu une forte contraction de sa production et de son Pib réel dont les effets se font sentir en particulier sur le secteur des biens échangeables. Des événements extérieurs comme la lente croissance des économies avancées et les fluctuations des prix des produits de base ont eu des répercussions sur les recettes d’exportation et le coût des intrants importés. Ces fluctuations ont parfois donné lieu à de fortes oscillations des investissements directs étrangers et, à l’occasion, à une réduction de la capacité de production et de l’infrastructure connexe.
En outre, des épisodes de troubles politiques et les préoccupations suscitées par une corruption persistante ont perturbé l’activité économique, découragé la formation de capital et abouti à une réduction de l’aide extérieure et du financement concessionnel. Dans ces circonstances, l’État a accumulé des arriérés et réduit les dépenses affectées à l’infrastructure, ce qui a eu des répercussions sur les fournisseurs et la capacité d’achat des agents du secteur public. En outre, le rationnement quantitatif des devises a parfois intensifié les troubles économiques. Un tel choc peut, rapidement, se traduire par une détérioration sensible du portefeuille de prêts des banques et réduire, par ailleurs, le revenu qu’elles tirent des commissions sur services de transaction.
Le Fonds monétaire international constate aussi que le secteur bancaire et celui des entreprises sont tous deux concentrés. De ce fait, les portefeuilles de prêts des banques ne sont souvent pas diversifiés, et certaines grandes entreprises ont beaucoup emprunté à plusieurs banques. Tout facteur nuisant à la capacité de quelques grandes entreprises à assurer le service de leurs prêts, ou tout doute quant à la solidité d’une importante entreprise peut avoir un effet considérable. À cet égard, Madagascar est sujet à des catastrophes qui pourraient influer sur une grande partie du secteur formel (en particulier si l’infrastructure est endommagée) et détruire les actifs fixes et l’équipement des banques.
En dépit d’une base de dépôts confortable, les chocs peuvent être amplifiés par leurs répercussions sur les coûts de financement et la liquidité. Si les taux directeurs doivent être fortement relevés en situation de crise de la balance des paiements, ou si la confiance dans la solidité d’une ou de plusieurs banques est ébranlée, il se peut alors que les banques aient à accroître les taux sur les dépôts. L’augmentation des coûts ne pourrait pas être répercutée sur les emprunteurs sans poser un gros risque de crédit. Chacune des banques risque d’être victime d’une “ruée sur les dépôts˝, ou le système pourrait perdre des liquidités par le biais de la balance des paiements.
Recueillis par FR
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